Tunisie : les besoins de financement du secteur du transport estimés à 17 milliards de dinars

Le ministre du Transport, Mahmoud Ben Romdhane, a annoncé que son département a élaboré un plan quinquennal visant à développer le secteur qui a besoin de financements publics de l’ordre de 17 milliards de dinars sans compter la participation du secteur privé.

Dans une déclaration accordée à l’agence TAP, le ministre a précisé que son département prendra plusieurs décisions urgentes dont l’acquisition de nouveaux bus. Il a, dans le même cadre, souligné que les acquisitions des sociétés publiques ont enregistré une nette régression au cours des dernières quatre années. Ces entreprises n’ont pu garantir que 15% de leurs besoins qui dépassent 1300 bus.
Le ministère du Transport œuvre à identifier des recommandations qui devront être inscrites dans le cadre de ce plan quinquennal en faisant participer les organisations patronales, les représentants de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et des experts.
A la tête des priorités figurent la modernisation du transport urbain et le transport ferroviaire, le développement de l’activité du transporteur national TUNISAIR et l’impulsion du transport maritime et logistique, a-t-il dit.
Le directeur de la planification à la direction générale des stratégies et des établissements publics au sein du ministère du Transport, Ramzi Kaznadar, a affirmé que la stratégie vise à réaliser un taux de croissance annuel du secteur de 12%.
Le volume des investissements nécessaires pour le développement du secteur du transport est de 17 milliards de dinars dont 30% seront destinés au développement du transport ferroviaire, 20% pour le transport routier, 17% pour le transport aérien, 17% pour le transport maritime et 14% pour le transport logistique.
Parmi les projets programmés, figurent la réalisation de la deuxième phase du port en eaux profondes d’Ennfidha (1200 MD), la création d’une zone logistique à Rades (200MD) et la réalisation d’un projet de métro à Sfax (600MD).
Salem Nebgha, représentant de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a, pour sa part, appelé le gouvernement à appliquer les conventions déjà signées visant à développer les sociétés de transport et à faire participer le secteur privé dans la réalisation des projets.
Il a mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures opérationnelles pour développer le secteur logistique d’autant plus que le classement de la Tunisie dans le rapport mondial sur la logistique a régressé passant de 61 en 2010 à 110 en 2014 sur un total de 160 pays.
Le président de la Chambre syndicale nationale des taxis individuels, Moez Sellami, a appelé à identifier des solutions urgentes pour le secteur du transport public non organisé, soulignant que le secteur des taxis fait face à plusieurs problèmes suite à l’augmentation du nombre des permis lesquels ont atteint 30 mille alors que les besoins sont estimés à seulement 7800 voitures.

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