Tunisie : une clôture de protection bientôt érigée autour du siège du gouvernorat de Bizerte

L’information selon laquelle le Conseil régional envisageait la construction d’une clôture de protection autour du siège du gouvernorat a suscité beaucoup de commentaires contradictoires et de l’émotion chez certains nostalgiques de la « belle époque ».

Actuellement, une hideuse barrière faite de chevaux de frise agrémentés de fil de fer barbelé se dresse tout autour de l’édifice, érigée au lendemain de la révolution, par crainte qu’il subisse des attaques, à l’instar des autres bâtiments publics. Depuis quelques temps déjà, l’idée de remplacer cette clôture provisoire par une clôture en dur a germé dans les esprits, ce qui a entraîné un flot de commentaires des internautes et des Bizertins.
Au sujet de ce projet controversé, le secrétaire général du gouvernorat a indiqué à Investir En Tunisie que le projet de construction d’une clôture « en harmonie avec l’environnement architectural » est un fait réel, dicté par la situation d’insécurité que vit le pays en général et par les impératifs de garantir la sécurité des symboles de la souveraineté et du prestige de l’Etat. La construction d’une telle protection fait partie d’un programme global visant la sécurisation, non pas du siège du gouvernorat uniquement mais de tous les édifices publics et privés dans un souci évident d’ « assurer la protection du citoyen ».
Le SG du gouvernorat a tenu à préciser qu’il ne s’agissait en réalité que d’un ouvrage léger, amovible et modulable, qu’il sera toujours possible d’enlever et de remettre en cas de besoin. Il a insisté, en outre, sur l’aspect esthétique de l’ouvrage indiquant qu’il serait en parfaite conformité avec les règles de l’urbanisme et en harmonie avec les formes architecturales ambiantes.
Cette clôture, puisqu’il faut l’appeler par son nom, coûtera tout de même quelque 68 mille dinars. Une somme dont on aurait fait meilleur usage, en ces temps où l’austérité est de rigueur.

M. BELLAKHAL
 

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