L’exportateur tunisien et les opportunités de développement

Dans le but de développer et diversifier davantage les exportations pour qu’elles deviennent un des principaux moteurs de l’économie tunisienne, il serait opportun de définir une stratégie pour la promotion des exportations.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la journée régionale d’exportation, organisée, jeudi 23 avril 2015, sous le thème « Les exportations tunisiennes : Vers de nouvelles opportunités » à l’hôtel KHAYAM GARDEN.
Organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Cap Bon (CCI Cap Bon), le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de Nabeul (UTICA –Nabeul), cet événement est une occasion pour concrétiser les potentialités à l’exportation des entreprises tunisiennes.
Riadh Attia, DGA du CEPEX, a indiqué que l’impulsion de cette politique commerciale pourrait revêtir diverses formes, dont la recherche de la diversification des produits, la création des structures de représentation et de commercialisation des produits tunisiens sur plusieurs marchés, la prospection régionale … « Pour cela, le CEPEX a réalisé tout un programme qui se résume en quatre points : l’information, l’encadrement, la participation à l’étranger et le soutien financier », a-t-il dit, ajoutant que ce programme permet d’adapter la coopération « extérieure » aux exigences nouvelles du développement économique et social de la Tunisie.

Pour sa part, Bochra Lajmi, responsable au ministère du Commerce, a évoqué l’accord commercial préférentiel conclu entre la Tunisie et l’Algérie. « Les experts chargés du suivi de cet accord travaillent d’arrache-pied afin de trouver des solutions dans les brefs délais à toutes les contraintes qui se posent aux entreprises algériennes et tunisiennes. Pour les importations algériennes, la Tunisie est le 25e client. Nous visons à être au Top 5 dans ce classement », a-t-elle dit.
Mme. Lajmi a, également, abordé les difficultés dans les relations commerciales entre les deux pays ainsi que les moyens de les assainir. « Aujourd’hui, on parle de facilitation du commerce, partout dans le monde. En dehors des aspects tarifaires, il y a les aspects non tarifaires qui viennent poser des problèmes. Il est nécessaire de mettre en place des procédures facilitées avec des délais plus courts et une réactivité plus importante pour mettre fin aux procédures au niveau des douanes », a-t-elle encore précisé.
Baligh Hamdi Trabelsi, de l’Inspection du travail et de conciliation à Nabeul, a mis en garde contre les grands dangers du recours exagéré aux grèves et aux sit-in, et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur le rythme des exportations.
M. Trabelsi a, également, exprimé ses inquiétudes face à l’impact des grèves déjà ressenti dans plusieurs secteurs d’activité comme les finances, le transport, les industries… « Il y a des parties qui s’emploient à semer le chaos pour mettre le bâton dans les roues pour réaliser des objectifs inavoués. Pour cela une stratégie nationale devrait être élaborée pour sauver l’économie tunisienne et mettre fin aux grèves », a-t-il dit.

Meriem.Kh

crédit photo: Rached Berrazegua
 

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