8% des Tunisiens disent avoir soudoyé pour obtenir une information

Dans son dernier rapport sur l’indice d’ouverture du gouvernement sur le monde, l’organisation non gouvernementale, World Justice Project, classe la Tunisie à la 59ème place, sur un total de 102 pays.

Avec un score de 0,51, la Tunisie atteint tout juste la moyenne, en se situant dans le groupe du milieu. Elle devance le Maroc (0,51), classé 60ème ainsi que l’Egypte (0,42), qui est à la 91ème place. La Tunisie est tout de même affectée à la première place de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Sans surprise, c’est la Suède qui arrive en tête de ce classement, et les autres pays scandinaves (Norvège 3e, Danemark 4e, et Finlande 6e) figurent tous dans le peloton de tête. On y trouve aussi quatre pays non-européens : la Nouvelle Zélande (2e), le Canada (7e), l’Australie (9e) et, plus surprenant, la Corée du Sud (10e) qui devance ainsi les Etats-Unis et le Japon. En Europe, les Pays-Bas (5e) et la Grande-Bretagne (8e) sont également bien placés. A l’inverse, les pays se situant en bas de tableau sont l’Iran (0,35), le Myanmar, l’Ouzbékistan et le Zimbabwe (…).
En effet, ce classement définit le gouvernement « ouvert » sur la base de quatre critères, à savoir la publicité donnée aux lois et l’accès aux données gouvernementales ; le droit à l’information ; la participation civique et les mécanismes de plainte.
A la question « est-ce que les autorités informent bien les gens sur leurs droits », seuls 36% pensent que le gouvernement tunisien informe bien ou très bien les citoyens sur leurs droits légaux. Par ailleurs, 39% des personnes sondées trouvent que les autorités communiquent bien ou très bien sur les dépenses publiques. Enfin, 49% des sondés estiment que l’accessibilité aux informations publiées par l’Etat est bonne ou très bonne.
L’enquête fait également ressortir que seuls 30% de Tunisiens sont conscients de leur droit à l’information et ils ne sont que 10% à demander effectivement des informations au gouvernement. Dans ce cas, 46% affirment avoir reçu les informations demandées et 41% les ont considérées comme incomplètes, vagues, non claires ou évasives. Enfin, 8% ont affirmé avoir soudoyé pour obtenir une information.
En ce qui concerne la participation civique, la majorité des sondés estime que les organisations de la société civile et les médias (86%) ou encore les partis politiques (87%) peuvent exprimer librement leurs opinions contre les mesures politiques et les actions du gouvernement.
Enfin, 36% pensent que le gouvernement fournit bien des moyens pour formuler des plaintes à propos des services publics ou contre les responsables locaux.

Meriem.Kh

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