Tunisie-Forum de coopération interafricaine : pour une croissance partagée

L’Afrique, avec un taux de croissance moyen de près de 5% et ses classes moyennes émergentes, attire l’investissement étranger : 32,5 milliards USD en 2014, 38,4 milliards USD attendus en 2016.

Les ressources naturelles, mais aussi télécommunications et infrastructures tirent la tendance. Mais comment bâtir un bon partenariat entre les africains ? Quelle stratégie adopter pour booster les relations interafricaines ? C’est dans ce cadre que s’inscrit le 3ème forum de coopération interafricaine organisé par Média Press à Tunis. L’objectif principal de ce Forum, comme l’a précisé Belhassen Ben Sallem, est d’offrir des outils et approches novatrices pour accroître l’investissement privé en Afrique. Ce rendez-vous international des affaires a réuni des centaines de participants parmi lesquels des présidents de sociétés, des décideurs africains de haut niveau, des intervenants des organisations nationales et des ONG.
L’avenir du monde économique c’est l’Afrique et l’avenir de la Tunisie c’est dans la coopération interafricaine. Dounia Ben Mohamed, journaliste à Africa News Agency, a souligné à Investir En Tunisie que la réussite de la transformation de l’Afrique reposera d’abord sur les épaules et les compétences des Africains eux-mêmes. « Nous devrons donner une belle image de ce continent et se positionner plus car nous sommes absents. Le continent africain va changer rapidement au cours des prochaines décennies. C’est pour cela nous devrons nous investir dans les secteurs porteurs et innovants. L’Afrique intéresse l’Europe. Nous devrons engager des partenariats innovants et mutuellement bénéfiques pour Bordeaux et pour l’Afrique, des projets concrets, impliquant un accompagnement des actions portées par des jeunes qu’ils soient étudiants ou entrepreneurs », a-t-elle dit.

Pour sa part, Pierre de Gaetan Njikam, adjoint au maire de la ville de Bordeaux, a affirmé que l’Afrique intéresse tout le monde. « C’est pourquoi nous devrons tous mobiliser pour que ce développement soit partagé, soutenu et durable », a-t-il ajouté.

Khalil Kammoun Directeur général de la coopération bilatérale au ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, appelle à développer un partenariat solide et gagnant notamment dans le secteur médical, l’éducation et l’ingénierie, secteurs dans lesquels, les compétences tunisiennes sont, selon lui, reconnues à l’échelle régionale en Afrique.
Rezgui Ouslati, directeur général de l’office du thermalisme, a souligné que la Tunisie est considérée comme un pont entre l’Europe et l’Afrique. Tarak Mami, directeur de radio France Maghreb, estime de son côté que la pente est raide mais il faut essayer de la monter pour réaliser une croissance partagée et construire une Afrique unie et prospère.

M.Y
 

 

Code refrech Site :