Tunisie-IDE : d’un tableau noir à un autre !

Quatre ans après le déclanchement de la Révolution, la situation économique en Tunisie est encore difficile mais n’est pas catastrophique. Ces difficultés résultent de l’addition de l’impact de la crise mondiale.

Ainsi, malgré les actions menées par les différentes composantes de la sphère économique, les IDE (Investissements directs étrangers), continuent leur descente aux enfers !
En effet, selon les statistiques publiées par l’Agence de Promotion de l’Investissements extérieur (FIPA) au titre de l’année 2014, les flux entrants des IDE ont accusé une baisse en comparaison à l’année dernière de l’ordre de -5,8% pour s’établir à hauteur de 1,88 milliards de dinars contre 2,0 milliards de dinars en 2013. La chute est nettement marquée par rapport à 2010 (-22,3%), où les investissements s’étaient montés à 2,4 milliards de dinars.
Au niveau des secteurs, les principaux investissements étrangers en Tunisie ont été réalisés dans le secteur pétrolier et gazier avec un taux de 54,1% (930 MDT). Toutefois, les investissements dans cette activité ont sensiblement régressé par rapport à 2013 (-13,7%) et surtout en comparaison avec 2010 (-29,4%).
Dans le second rang, on trouve le secteur des services avec 26,5%. Ce secteur a drainé des investissements de 454,8 MDT, ce qui représente une évolution de 108,8% par rapport à 2013, mais un fléchissement de 58% par rapport à 2012. En 2011 et 2010, les investissements dans les services ont été respectivement de l’ordre de 219,6 MDT et 270,9 MDT.
A la troisième place, l’industrie a mobilisé des investissements à hauteur de 325,4 MDT, soient le plus bas niveau durant ces quatre dernières années. On enregistre une baisse de -36% par rapport à 2013 et de -43,3%, en comparaison de 2010.
Quant au secteur de l’agriculture, il demeure pauvre en termes d’investissement avec un taux avoisinant le 0 (0,5%) en 2014. Les investissements ont atteint 9 MDT, tout au long de l’année écoulée, contre 11,3 MDT en 2013 (-30,3%).
S’agissant des flux bruts des IDE entrants, la plus grande partie est de provenance européenne : Italie, Grande Bretagne, Autriche dans le secteur de l’énergie. Le premier investisseur de la Tunisie à savoir la France, conserve une place de premier ordre en termes d’investissements étrangers ainsi qu’en flux hors énergie.
Le flux des investissements à participation française ont permis le financement de 91 projets dont 54 extensions et 37 créations nouvelles, favorisant la création de 878 nouveaux emplois. Les secteurs couverts par ces investissements sont l’industrie électrique et électronique, les industries diverses, l’agroalimentaire et la mécanique, métallique et métallurgique pour un volume total d’investissement de 109,5 MDT qui ont généré 837 emplois et ont concerné 85 projets. Neuf entreprises françaises ont été fermées, entraînant la perte de 1314 emplois, au cours de cette même période.

Meriem.Kh
 

 

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