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La baisse des prix du pétrole, une opportunité ou un risque pour la Tunisie ?

En six mois, le pétrole a perdu plus de la moitié de sa valeur et cette tendance baissière pourrait durer.

Dans une mise à jour des perspectives économiques mondiales, publiée le 21 janvier, le FMI (Fonds monétaire international) estime que la baisse des prix du pétrole va considérablement perturber certains pays. Cette baisse présente des problèmes pour les pays exportateurs et des avantages limités pour les pays importateurs.
L’institution internationale explique que la forte baisse des prix du pétrole présente de nouvelles réalités économiques pour les pays exportateurs des régions du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan, du Pakistan (MOANAP), du Caucase et de l’Asie centrale (CAC).
Pour les importateurs de pétrole, le tassement des cours apporte un répit salutaire. L’allégement des factures pétrolières se traduit par un relâchement des tensions sur les budgets, du fait de la diminution des coûts du subventionnement des prix énergétiques (graphique 2). En outre, selon le rapport, la baisse des coûts de l’énergie peut se traduire par une diminution des coûts de production et un relèvement du revenu disponible, à supposer que cette baisse soit répercutée sur les entreprises et les consommateurs.
Cependant, dans la plupart des pays importateurs de pétrole, les gains attribuables au repli des cours sont compensés par d’autres facteurs. Une détérioration des perspectives de la demande de la zone euro et du CCG (Conseil de coopération du Golfe), et la chute des cours des matières premières autres que le pétrole, que certains de ces pays exportent, ont pour effet d’éroder les gains exceptionnels liés à l’allégement de la facture pétrolière.
Parmi les pays de la région Moyen-Orient & Afrique du Nord qui s’apprêtent à engranger des gains appréciables de la baisse des prix pétroliers, le FMI a cité le Maroc qui est en tête de liste avec environ 4,75% du PIB, suivi par le Liban (environ 4,25%), la Mauritanie (3%), Djibouti et le Tadjikistan (environ 2,5%), la Géorgie (2,25% du PIB), la Jordanie, la Tunisie et le Pakistan (2%), et l’Arménie (1,75%).

M.Kh
 

 

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