Tunisie-Lutte contre la corruption : Workshop sur l’application de la convention de l’ONU

Le secrétaire d’Etat auprès du Chef du gouvernement chargé de la Gouvernance et la Fonction publique, Anouar Ben Khélifa, a inauguré mercredi 12 novembre l’atelier de travail sur le mécanisme de révision de l’application de la convention des Nations Unies contre la corruption, organisé au profit d’une équipe d’experts tunisiens par le bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Dans un discours prononcé à cette occasion, Mr. Anouar Khélifa a déclaré que l’achèvement des phases d’examen de l’application de la convention est une priorité parmi d’autres pour le développement des mécanismes et des programmes contre la corruption.
Il a noté que l’initiative de la gouvernance ouverte représente une feuille de route pour la Tunisie dans le domaine de la gouvernance et la lutte contre la corruption pour les deux prochaines années, au cours desquelles 20 engagements internationaux seront concrétisés.
Il a également exprimé la volonté de la Tunisie de lancer la deuxième phase de la mise en œuvre du mécanisme de revue de la convention au cours de l’année prochaine et qui se poursuivra jusqu’à 2020 pour englober les articles 2 et 5 relatifs aux mesures préventives et à la restitution des biens.
M. Ben Khalifa a abordé les principales lacunes révélées par le rapport d’auto-évaluation dans ce domaine, en soulignant que la réalisation du processus de révision s’est fondée sur une approche participative avec les composantes de la société civile.
La Tunisie, a-t-il précisé, a adopté un portail national unique pour recevoir les doléances et les rapports sur les cas de corruption, en partenariat avec l’État de la Corée du sud et a instauré une académie internationale pour la bonne gouvernance en coopération avec l’Allemagne, laquelle académie sera considérée comme une référence nationale pour la gouvernance et elle sera annoncée à l’occasion de la Journée Internationale pour la lutte contre la corruption.
Il a enfin souligné que la Tunisie, qui s’est engagée dans une lutte efficace contre la corruption, se lancera aussitôt après l’achèvement de son rapport, dans un programme de réforme du cadre juridique relatif à la lutte contre ce fléaux à la lumière des lacunes identifiées par le rapport, afin d’adapter ce cadre aux dispositions de la convention Onusienne.
Cet atelier de travail vise à développer la capacité des participants, afin de contribuer à la mise en œuvre de ladite convention et le fonctionnement du mécanisme de la révision de sa mise en œuvre et de fournir également des leçons bénéfiques et les meilleures méthodes de formation.

D’après communiqué

 

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