Un Tunisien accusé de vouloir tuer 100 000 personnes pourrait être libéré aux Etats-Unis

Le procureur général des États-Unis fait volte-face dans le dossier d’Ahmed Abbassi, un ancien étudiant tunisien de l’Université Laval, arrêté à New York en avril 2013 par le FBI pour son implication présumée dans la mise sur pied d’une cellule terroriste aux États-Unis.

Mardi, le procureur du gouvernement Michael Ferrara a annoncé en Cour fédérale, à Manhattan, avoir présenté à Abbassi un projet d’entente visant à obtenir une reconnaissance de culpabilité de sa part, mais qui n’aurait aucune implication liée au terrorisme. S’il accepte l’offre du ministère public, le Tunisien de 27 ans pourrait être libre dès la semaine prochaine, quand il reviendra devant la juge Miriam Goldman Cedarbaum pour faire part de sa décision.
Rappelons que lors de l’arrestation d’Abbassi, les avocats du gouvernement américain ont affirmé détenir des conversations téléphoniques dans lesquelles Abbassi aurait parlé de plans terroristes visant à contaminer l’eau à l’aide de bactéries, dans le but de tuer 100 000 personnes. Ils ont montré aussi Abbassi du doigt comme celui qui aurait «radicalisé» Chiheb Esseghaier, un Tunisien arrêté à Montréal en avril 2013, parce qu’il aurait eu l’intention de faire dérailler un train de VIA Rail entre Toronto et New York.
La soeur d’Abbassi assure dans une déclaration accordée au journal « Le Soleil » que son frère n’a jamais participé à de tels complots et qu’il a été victime d’un agent du FBI sans scrupules, qui aurait monté tout un scénario autour d’Ahmed Abbassi pour le piéger et l’attirer aux États-Unis, afin de le mettre en contact avec Esseghaier.
En entrevue avec des journalistes new-yorkais, l’avocate de Abbassi, Me Sabrina Shroff a affirmé que les procureurs du gouvernement «ont monté une cause qu’ils croyaient être la cause du siècle, ce qui n’a jamais été le cas, car M. Abbassi n’a jamais pris d’engagement pour réaliser un acte terroriste concret».

D.M

 

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