Tunisie-Martyrs et blessés de la révolution : onde de choc suite au verdict du tribunal militaire

La décision du Tribunal militaire en charge de l’affaire des martyrs et des blessés de la Révolution de libérer Ali Seriati, Rafik Hadj Kacem et Lotfi Zouari le 21 mai prochain, a soulevé une vague d’indignation et de colère auprès des familles des martyrs et des blessés de la Révolution.

Ainsi, des dizaines de jeunes activistes et de militants des droits de l’Homme se sont rassemblés hier dimanche 13 avril, devant le Palais de Carthage, pour protester contre les jugements prononcés.
« La décision du tribunal militaire constitue une nouvelle violation des droits des martyrs après leur privation du droit à la vie », a affirmé Adnène Brahmi, fils du député Mohamed Brahmi.
Pour Walid Zarrouk, secrétaire général du syndicat de base des cadres des Prisons et institutions de réhabilitation pénitentiaire, le verdict de la cour d’appel militaire est une transaction qui vient consacrer le principe d’impunité et mettre en doute l’indépendance du pouvoir judiciaire.
L’Union Générale Tunisienne du Travail a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel elle dénonce ces décisions et les considère comme un second assassinat des martyrs de la Révolution. L’UGTT appelle la justice à traiter ces affaires selon les lois de la Justice Transitionnelle et les considérer comme une priorité absolue étant donné l’importance du sujet.
Pour sa part, le président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la magistrature (OTIM), Ahmed Rahmouni, a appelé à la révision des jugements émis par la Cour d’appel du Tribunal militaire de Tunis, dans ladite l’affaire. Il a considéré que ces jugements sont contraires aux normes internationales et appelé à remettre cette affaire à la justice civile.
Le Front populaire a, également, dénoncé ces jugements. Il a réclamé de retirer cette affaire des tribunaux militaires et de la soumettre, dans l’immédiat, aux juridictions civiles, dans le cadre du processus de la justice transitionnelle.
Il est à rappeler que ces jugements ont été prononcés après examen par la chambre criminelle des affaires du Grand-Tunis et des martyrs de la révolution à Thala, Kasserine, Tejerouine, Kairouan, Kerkenna et Sfax.

M.Kh
 

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