Tunisie-FTAV : les professionnels du tourisme s’expriment et revendiquent

Ils étaient le week end dernier 148 agents de voyages à prendre part aux travaux de l’assemblée générale évaluative de la Fédération tunisienne des agences de voyages à l’hôtel Mouradi Gammarth.

Présidée par Mohamed Ali Toumi, Président de la FTAV, cette assemblée a été une opportunité pour les agents de voyages d’exposer leurs préoccupations mais également pour formuler des propositions visant à mieux fédérer les structures et à impulser une nouvelle dynamique au secteur, le but étant de garantir sa pérennité et d’en améliorer le rendement en cette période difficile.
La profession a changé considérablement au cours de ces dernières années, mais bon nombre des problèmes rencontrés par l’activité n’ont toujours pas été résolus. L’environnement dans lequel ce secteur évolue en Tunisie devrait obliger les intervenants en tourisme à modifier radicalement leur approche stratégique, non seulement pour résoudre les problèmes qui perdurent, mais, plus important encore, pour relever efficacement les nouveaux défis et profiter de nouvelles possibilités.
Après la lecture des rapports moral et financier, les voyagistes ont essayé d’évoquer certains problèmes qui entravent leur profession. Ils ont soulevé le problème du détournement de l’activité qui leur revient de droit par d’autres entités, en l’occurrence les sites Internet et même des particuliers qui s’improvisent en véritables agents de voyages en offrant toutes les prestations touristiques que désirent les clients. Tout le monde empiète sur le métier. Ces sites, en effet, n’ont ni siège social, ni patente, ne payent aucun impôt et échappent complètement au contrôle des autorités de tutelle. Certains agents ont demandé de revaloriser le rôle de l’agent de voyage en tant que récepteur qui ne se contente plus de vendre des billets ou de louer des bus mais aussi de faire venir les touristes. D’autres ont appelé à accorder plus d’intérêt à l’e-tourisme car le métier risque de disparaître dans quelques années si on n’innove pas et si on n’adhère pas aux nouvelles technologies d’information et de communication.
Mohamed Ali Toumi devait clôturer cette AG en insistant sur la nécessaire solidarité de la corporation. « Il y a lieu aujourd’hui, dit-il, de songer à révolutionner notre métier. Le moment est venu pour l’agent de voyage de changer sa vision et sa manière de travailler. Il est révolu le temps où l’on se contentait d’un démarcheur et d’une secrétaire pour faire fonctionner une agence. Le contexte d’aujourd’hui veut que nous transformions complètement notre façon d’agir car nous avons encore notre mot à dire et nous pourrons nous positionner plus sur l’échiquier touristique du pays ».


M.Y
Crédit photo : Rached Berrazega

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