Tunisie : comment Mehdi Jomâa va-t-il remplir les caisses de l’Etat ?

Les finances publiques de la Tunisie passent, aujourd’hui, par une situation difficile, pour ne pas dire critique, surtout au niveau des liquidités. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du gouvernement, Nidhal Ouerfelli.

Intervenant vendredi 11 avril 2014 sur Express FM, M. Ouerfelli est revenu sur les chiffres communiqués jeudi et qui concernent les difficultés budgétaires des caisses de l’Etat.
Concernant les «mesures exceptionnelles prises par l’Etat afin de permettre le payement des salaires du mois d’avril», il a expliqué que le Chef du gouvernement, Mehdi Jomaa, avait exprimé sa volonté d’avoir une visibilité sur le budget et la liquidité de l’Etat, mois par mois. Et d’ajouter que M. Jomaa avait promis au peuple la franchises et la transparence quant aux indicateurs financiers du pays, d’où la publication de ces données, avec des détails sur la comptabilité publique.
Le porte-parole du gouvernement a en outre indiqué que le trésor public souffre de plusieurs pressions, dues essentiellement aux impayés importants remontant à 2013. « Ces impayés, a-t-il dit, sont composés notamment des dépenses de compensations qui auraient dû être remboursées fin 2013 mais qui ne l’ont pas été, faute de ressources. Ces impayés ont atteint la somme de 2,5 milliards de dinars».
Ainsi, selon M. Ouerfelli, l’Etat a pu fournir les salaires d’avril s’élevant à 800 millions de dinars, mais il persiste un trou budgétaire dans les mois qui viennent, d’environ 600 millions de dinars. Le gouvernement devra fournir cette somme d’ici le mois de juillet prochain pour éviter une éventuelle incapacité de rémunérer les fonctionnaires publics.
Il a, en outre, précisé que le gouvernement a approuvé la décision de l’emprunt national qui sera lancé avant la fin du mois de mai prochain, espérant ainsi récolter plus de 500 millions de dinars grâce à la participation des citoyens.

M.Kh
 

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