Tunisie : à cause de menaces de mort, un universitaire contraint de se terrer chez lui

Mme. Sihem Bouzgarou Ben Ghachem, professeure universitaire, a publié sur le Huffpostmaghreb un article relatant le cas d’un collègue qui a reçu, dit-elle, de la part des parents d’une étudiante, portant le niqab, des menaces de mort pour s’être conformé à la loi interne de l’établissement interdisant l’accès à la salle d’examen à visage couvert.

Le collègue, précise-t-elle, subit une pression telle qu’il est aujourd’hui obligé de se cloîtrer chez lui par crainte de représailles. Les lois internes sont votées par le conseil scientifique, en référence de la circulaire ministérielle qui impose aux étudiants et étudiantes de s’y conformer. Mme. Bouzgarrou Ben Ghachem rapporte, par ailleurs, l’incident survenu, le 6 avril 2013, à l’Institut Supérieur des Langues de Tunis, lorsqu’une jeune fille niqabée, éconduite par son professeur et refusant de se conformer à la loi interne avait essayé de mettre le feu à l’amphithéâtre. La professeure souligne le fait que cette affaire avait été étouffée par la police, que le directeur avait reçu des menaces émanant d’un « émir ».
L’auteure de l’article s’indigne, à juste titre et comme d’ailleurs toute personne sensée, des comportements « d’énergumènes pour qui la vie humaine ne revêt aucune importance et qui refusent de se soumettre à la loi citoyenne du vivre ensemble ». Elle rappelle les règles du civisme et de la citoyenneté qui imposent le respect de la loi, garante d’une cohabitation pacifique entre les différents courants de pensée. Elle en appelle au nouveau ministre pour que le collègue puisse retrouver sa liberté d’action, sa sérénité coutumière et assumer la tâche qui lui incombe.

M. BELLAKHAL

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