Tunisie : la CONECT énumère les priorités de la prochaine période

Le Conseil Administratif de la CONECT « Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie » réuni à Djerba en présence des membres du Bureau Exécutif National,

des Présidents des Bureaux Régionaux de l’Organisation et des Présidents des Groupements Professionnels Sectoriels enregistre avec satisfaction le début de dénouement de la situation dans le pays sur le choix du nouveau Chef du Gouvernement et la formation d’un futur Gouvernement de compétences indépendantes.
Cette évolution peut constituer un signe d’apaisement face à la profonde préoccupation exprimée, surtout par les milieux des affaires concernant la situation économique, financière et sociale du pays et l’évolution inquiétante des principaux indicateurs économiques se rapportant notamment à la croissance du PIB, aux investissements, à la balance commerciale, à la balance des paiements, aux réserves en devises, à l’endettement, à l’augmentation considérable des dépenses de fonctionnement aux dépens des investissements et des projets de développement, à l’emploi et aux dégradations continues de la note souveraine de la Tunisie.
La CONECT considère que la formation prochaine d’un nouveau Gouvernement de compétences indépendantes devrait constituer un message pouvant aider au rétablissement du climat de confiance dans le pays et une opportunité qu’il convient de saisir pour prendre les mesures urgentes nécessaires et introduire les réformes à même de relancer les investissements, le développement régional et la création d’emplois tout en maîtrisant l’inflation, les déséquilibres financiers et commerciaux et l’endettement.
La CONECT attire l’attention de tous les tunisiens sur la gravité de la situation économique et financière du pays et lance un appel à toutes les parties concernées politiques, syndicales et aux composantes de la société civile pour agir et sauver la situation du pays.
Dans ce cadre le Conseil Administratif de la CONECT relève surtout ce qui suit :
1- L’annonce d’échéances proches et définitives pour l’élaboration de la constitution, l’organisation des élections et la lutte contre la violence et le terrorisme sont d’une nécessité absolue. La relance de l’initiative et des investissements ne peut être assurée en l’absence de visibilité et de sécurité.

2- La mise en place d’un programme national d’exception et d’urgence pour le sauvetage des PME-PMI en difficulté représentant plus de 80% du tissu économique Tunisien.

3- La lutte contre la contrebande et l’économie informelle qui sont devenues des menaces réelles pour notre économie doit constituer une grande priorité nationale afin de sauver nos entreprises structurées et organisées ainsi que les richesses et les emplois qu’elles créent.

4- La nécessité de valoriser le travail et l’initiative qui constituent les vraies solutions au développement de notre pays et à la création d’opportunités d’emplois et d’éviter toutes les entraves à la liberté du travail.

5- Le lancement d’un dialogue national sur la réforme fiscale, la promotion des investissements, le développement régional, la création d’emplois et les modalités de financement et de fonctionnement de la Caisse générale de Compensation.

6- La nécessité de surseoir dans les circonstances actuelles difficiles à toutes mesures qui risquent de compliquer encore la situation et entrent plutôt dans le cadre de réformes qu’il convient de traiter au niveau de visions stratégiques globales par les structures et les instances appropriées. C’est le cas notamment du nouveau code des investissements et de la réforme fiscale.

7- Le projet de la loi de finances 2014 est totalement inadapté et engendrerait un accroissement de la pression fiscale pour les citoyens et pour les entreprises organisées. Certaines de ses dispositions, notamment celles relatives à l’imposition des sociétés exportatrices et des dividendes, risquent d’affecter davantage l’investissement. Aucune disposition pertinente n’est prévue pour mieux contrôler le régime forfaitaire et l’adapter.
8- Des mesures structurelles de soutien aux entreprises économiques par la prise en charge partielle par l’Etat du différentiel entre le taux d’intérêt des prêts octroyés par les établissements de crédit au profit des PME – PMI et le taux moyen du marché monétaire dans la limite de fourchettes qui seraient fixées en fonction des priorités sectorielles.

Le Conseil Administratif de la CONECT lance un appel au futur Gouvernement et à toutes les parties concernées pour que le développement soit désormais considéré comme une priorité nationale et que des mesures urgentes et audacieuses soient prises dès la formation du nouveau Gouvernement.

D’après communiqué

 

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