Tunisie : admirez ces lieux où nos enfants sont censés étudier ! (photos)

L’on s’était étonné au lendemain de la Révolution que Sejnane ait pu devenir, sans crier gare, un fief salafiste. L’on avait même annoncé à cor et à cri que l’on venait d’y instaurer le califat.

Tout cela s’est avéré par la suite exagéré. Et l’on a, très vite tourné la page et classé une affaire pourtant porteuse des prémices d’une frustration profonde et longtemps réprimée. Les programmes de développement continuent à « ignorer » une région où la misère et le dénuement sont le lot quotidien d’une population digne et fière, qui répugne à la quête et à la revendication étant assurée qu’il est du devoir de l’Etat de subvenir à tous les besoins de toutes les régions. Des besoins qui continuent à s’accumuler à l’infini, sans que le gouvernement ait pris les mesures nécessaires pour alléger la détresse de ces gens.
A l’occasion d’une visite du gouverneur à ces très belles mais miséreuses contrées, des visites dans les écoles primaires ont laissé les gens sidérés par l’état de tous les établissements, sans exception. Aucun vocable n’est approprié pour désigner de telles bâtisses dont on pourrait jurer qu’elles n’ont jamais vu l’ombre d’un maçon, d’un peintre. Des murs lézardés et suintant, des plafonds qui menacent de crouler sur les petites têtes inconscientes, de la boue jusque dans les salles, un bric-à-brac monstre d’objets des plus insolites jonche les coins de ces lieux censés être un « temple du savoir ». Décidément, nous n’avons pas peur des mots ! Tout le monde crie au scandale. Mais, en toute sincérité, hors ces récriminations et condamnations de cet état des choses, quelle mesure sera entreprise pour y remédier. Le doute est de mise. Mais parions que tous les partis se précipiteront en ces zones pour solliciter leur suffrage, en la circonstance avec force promesses. Mais ces politiciens ne devraient pas se laisser surprendre par les attitudes ou les propos de ces gens qui, soit dit en passant, leur ont accordé le préjugé favorable, un certain 23 octobre 2011. Avec des promesses qui se sont avérées fallacieuses.
Voici des photos, plus éloquentes que mille discours. Jugez-en !

 

M. BELLAKHAL
 

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