Tunisie : une crise nommée play-off

L’affaire de qualification pour le play-off continue à défrayer la chronique et à occuper le devant de l’actualité, occultant des questions capitales pour le devenir du pays.

Cela semble logique eu égard aux tristes événements qui ont accompagné la décision administrative sportive et qui ont occasionné à la ville de Bizerte des dégâts considérables pour les biens publics et privés. Ce lamentable épisode de notre football a révélé, par ailleurs, l’incurie et l’inconséquence des responsables censés veiller sur la discipline et en bien gérer les crises et situations conflictuelles éventuelles. Or, autant les responsables du bureau fédéral que ceux des clubs nous ont offert un spectacle minable fait de tonitruantes et intempestives déclarations d’où l’on ne retient qu’une absence de volonté de trouver au différend une solution consensuelle.
Mêmes les politiques, qui ont malgré tout fait irruption dans l’affaire, déclarent renvoyer les antagonistes dos à dos et affichent leur résolution de vouloir « garantir aux instances sportives une indépendance de décision totale » (dixit M. B’hiri pour l’émission Bel Makchouf). En fait, aucun semblant de solution n’a pu transparaître de toutes les interventions et aucun « message apaisant » n’est venu dans la perspective de calmer les esprits ou de donner aux « insurgés » de Bizerte une raison de relâcher leur pression. A une heure précisément où le tout Bizerte pacifique avait besoin de décisions sans équivoques. Des voix se sont élevées certes, et nous y souscrivons sans réserve, pour une condamnation ferme de ces énergumènes qui ont brûlé le drapeau national. Mais, en l’absence de déclarations claires pour une sortie de crise, l’on craint une montée en épingle de cette affaire, car, déjà des informations parviennent d’ici et d’ailleurs indiquant que pas moins de six clubs sportifs de la région de Bizerte ont déclaré une suspension de leurs activités en solidarité avec le CAB.

M.BELLAKHAL

Code refrech Site :