Tunisie-Zwewla : la liberté d’expression en jugement

Le tribunal de première instance de Gabès prononce, aujourd’hui mercredi 10 avril 2013, son verdict dans l’affaire Zwewla.

Oussema Bouagila, 25 ans, et Chahine Berrich, 23 ans, ont été arrêtés le 3 novembre 2012, après avoir été surpris en train d’écrire, sur le mur d’une université, des slogans soutenant les zwewla où figurent des phrases comme «le pauvre est un mort-vivant en Tunisie» ou d’autres slogans sur la triste existence des plus démunis.
Ils sont ainsi accusés d’avoir «tagué sans autorisation des murs de bâtiments publics», d’avoir «violé l’état d’urgence», et enfin, de «propager de fausses informations portant atteinte à l’ordre public». Les prévenus risquent plusieurs années de prison..
Après le procès des rappeurs, condamnés pour avoir été remerciés dans un générique, voici que ces deux jeunes artistes sont accusés à cause de slogans soutenant les zwewla.
Un communiqué du collectif Zwewla précise que ce procès est une atteinte à la liberté d’expression et un moyen d’intimider les artistes : « si une peine de prison est prononcée (sursis ou ferme), le message lancé par la justice sera clair : les artistes n’ont plus le droit de s’exprimer librement ».

A.B
 

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