Tunisie–Allemagne : une coopération florissante

Tunisie_Allemagne.jpgDurant l’année 2012, la coopération tuniso-allemande a connu une évolution considérable. Voici, en détail, les différents éléments de la coopération.

Afin de soutenir de manière substantielle et durable le processus de transformation et de démocratisation, l’Allemagne a considérablement élargi sa coopération avec la Tunisie après la Révolution. Outre la coopération bilatérale qu’elle entretient traditionnellement dans les domaines de l’environnement, de l’eau, de l’énergie et de la formation professionnelle et dont elle a augmenté le volume jusqu’à concurrence de presque 100 millions d’euros, l’Allemagne a consacré en 2012 une enveloppe d’environ 25 millions d’euros au partenariat de transformation avec la Tunisie qui prévoit une centaine de projets dans les secteurs de l’économie et de l’emploi, de la démocratie et de la société civile, de la culture et des médias. Pendant cette même année l’Allemagne a converti une partie de la dette tunisienne (30 millions d’euros) en faveur du secteur tunisien de l’eau et répondu ainsi aux engagements qu’elle avait pris lors du sommet du G8 à Deauville en 2011. Une enveloppe de 112 millions d’euros a été par la suite mobilisée pour la réalisation du Plan solaire tunisien, ce qui porte le montant global de l’aide allemande à la Tunisie en 2012 à 267 millions d’euros.
Sur le plan technique et financier, l’Allemagne a mis en 2012 un montant de 99,9 millions d’euros à disposition de la coopération au développement avec la Tunisie. Les axes principaux de cette coopération sont la promotion de l’économie et de l’emploi, le développement des régions défavorisées et la protection de l’environnement.
Un des points forts de la coopération financière en 2012 (au total 86,9 millions d’euros) est un nouvel investissement de 60 millions d’euros pour lancer un nouveau programme de Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Ce programme vise la préservation et l’utilisation plus efficaces de ces ressources rares dans les régions rurales, aidant ainsi les agriculteurs dans cette partie du pays jusqu’alors souvent délaissée.
13 millions d’euros ont été réservés en 2012 pour la coopération technique afin de financer le Fonds régional ouvert pour la formation et la promotion de l’emploi des jeunes (4 millions d’euros), ainsi que les projets Promotion du secteur de la micro-finance en Tunisie (2,5 millions d’euros), Appui à la régionalisation (2 millions d’euros), le Programme d’appui à l’entrepreneuriat et à l’innovation (1,5 millions d’euros), le Programme pour l’environnement (1 million d’euros) et enfin le Fonds d’études et d’experts (2 millions d’euros).
Par ailleurs de nombreux projets ont été lancés en coopération avec des institutions de la société civile et de l’État tunisien dans des secteurs clés tels que ceux de l’économie et de l’emploi, de la démocratie et de la société civile ainsi que de la culture et des médias.
La conversion de la dette tunisienne a également été l’une des importantes réalisations le cette coopération. En effet, l’Institut allemand de crédit pour la reconstruction (KfW) et le Ministère tunisien des Affaires étrangères ont signé en juin 2012 à Tunis un contrat de conversion d’une première tranche de 30 millions d’euros de dettes tunisiennes en projets de développement dans les régions les plus défavorisées. En vertu de cet accord, un montant de 20 millions d’euros financera un projet d’alimentation en eau potable dans les villes de Gafsa, Tozeur, Kasserine, Kébili, le Kef, Siliana, Tataouine, Jendouba, Médenine et Zaghouan, réalisé par la SONEDE (Société Nationale de l’Exploitation et de la Distribution des Eaux). Le deuxième projet a trait au programme d’assainissement des eaux usées, réalisé par l’Office National de l’Assainissement (ONAS), avec une première tranche de 10 millions d’euros en faveur des villes de Ben Guerdane, Regueb, Foussana et El Guettar. Ce contrat donne suite à la décision du Gouvernement allemand de convertir une partie de la dette tunisienne à hauteur de 60 millions d’euros afin de soutenir le processus de transition. Cette décision avait été proclamée en mai 2011 par la Chancelière fédérale allemande Dr. Angela Merkel lors du sommet du G8 à Deauville. Les négociations pour la deuxième tranche de 30 millions d’euros sont ont cours.
Dernier projet prévu, le soutien au Plan solaire tunisien. En effet, l’Allemagne aidera la Tunisie à relever le défi d’une demande énergétique croissante en soutenant le Plan solaire tunisien (PST), qui prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 30% d’ici 2030. En 2012, le Gouvernement allemand a mobilisé une enveloppe de 112 millions d’euros en faveur du PST.

M.H.D
 

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