Tunisie-Kerkennah : à quand la fin du braconnage ?

braconnage.jpgDans les Iles de Kerkennah, la pêche le long du littoral est la source principale des habitants. Mais la pêche illégale menace les moyens d’existence de ces Kerkeniens. C’est leur seul moyen de subsistance.

Le travail est dur, mais vivre de la pêche est devenu encore plus difficile ces dernières années, depuis que des chalutiers terrorisent les communautés de pêcheurs en braconnant dans la zone proche des îles, réservée aux pêcheurs artisanaux ayant de petites embarcations. Colère, désespoir, et gros ras-le-bol. Ces pécheurs ne cachent plus leur exaspération. Ce braconnage du littoral menace l’écosystème marin. Pis, en raison de l’exploitation irrationnelle des ressources, la mer se vide de plus en plus de ses fruits. Le constat pourrait paraître excessif, mais les marins-pêcheurs savent de quoi ils parlent…
L’épuisement de la réserve est dû à plusieurs facteurs. Il y a surtout la surexploitation effrénée de la surface réservée à la pêche. La raréfaction du poisson, ou du moins certaines espèces, est due également à la pollution marine, au non-respect des périodes de repos biologique et des conditions d’exploitation. Ce n’est pas tout. Les marins parlent de l’utilisation d’un matériel non conventionnel, notamment les filets industriels à mailles étroites qui provoquent un véritable massacre écologique, mettant en péril la sauvegarde de la faune et de la flore marines.
Les pécheurs kerkeniens furieux ont finalement décidé de s’adresser au ministre de l’Agriculture. Mohamed Ben Salem leur a promis, jeudi 03 janvier 2013, d’optimiser la lutte contre la pêche anarchique à Kerkennah, invitant les pêcheurs de la région à s’inscrire dans l’effort et à dénoncer tout dépassement de la loi. Il a aussi promis des aides spécifiques aux pêcheurs qui ont vu leur activité fortement réduite, à cause de la pratique courante de la pêche illicite.

M.Y
 

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