Tunisie : lettre ouverte de Belhassen Trabelsi à Noureddine Bhiri

Belhassen__Trabelsi.jpgLe gendre du président déchu Ben Ali, Belhassen Trabelsi, a adressé une lettre ouverte au ministre de la Justice, Noureddine Bhiri.

Dans cette lettre, Belhassen Trabelsi exprime ses regrets face aux propos de M. Bhriri qui « a utilisé des appellations dégradantes comme chef de bande, bande de Trabelsi, tête de vipère… ». Le gendre de Ben Ali précise qu’il n’est pas l’unique parent de l’ancien président, alors pourquoi cette fixation sur sa personne sans citer les autres membres de la famille, sachant qu’ils ont tous des affaires en cours : « Pourquoi cet acharnement sur ma personne allant même jusqu’à me citer une quinzaine de fois lors de l’interview à la chaine El Moutawasset ; accordée dernièrement ».
B. Trabelsi accuse le ministre de la Justice de diffamation. « Homme de Loi que vous êtes, avocat et militant des droits de l’Homme, vous savez parfaitement que tout citoyen est innocent jusqu’à preuve de sa culpabilité par un jugement définitif rendu en dernier ressort et que, jusqu’à présent, la Justice tunisienne n’a pas encore prononcé de jugement définitif me condamnant dans ce qu’on appelle les affaires de corruption ».
Le frère de Leila Trabelsi affirme également que les déclarations d’un homme politique peuvent avoir une finalité électorale et populiste : « Le ministre de la Justice, en Tunisie comme partout ailleurs dans le monde, n’a-t-il pas une obligation de réserve, de ne pas commenter des affaires en justice et surtout de ne pas insulter les accusés ? N’est-ce pas là le devoir d’un ministre de la Justice dans n’importe qu’elle démocratie qui respecte les principes universels des droits de l’Homme? ».

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