Tunisie : la Finance islamique, un phénomène de mode ?

Des_indices.jpgDe toute évidence, les Tunisiens perçoivent la finance islamique comme un phénomène durable parce que tant sa règlementation et sa régulation, que ses fondements constituent des champs de réflexions et de recherches non négligeables à une époque où la finance conventionnelle est mise à l’épreuve par de nouvelles aspirations quelque peu éloignées de la rentabilité économique.

Mais réellement, et en l’absence en Tunisie d’une loi régissant la finance islamique, celle-ci présente-t-elle une alternative au développement économique ou tout simplement un phénomène de mode ?
D’où l’organisation, jeudi 5 avril 2012 à Tunis, conjointement par l’International Finance Corporation, IFC, et l’Union des Banques Arabes, UBA, d’un colloque international sous le thème «La finance islamique : nouvelle alternative au développement économique, diversification de portefeuille ou un phénomène de mode». Les intervenants ont essayé de répondre à certaines questions relatives essentiellement à la thématique de développement durable et de responsabilité sociale que pourrait garantir une finance islamique «éthique».
Dominique De Courcelles, directrice de recherches au CNRS, a essayé de démontrer que la finance islamique est une finance éthique, en se basant sur le modèle de responsabilité sociale qui est plus approfondi que les modèles proposés par les théories économiques classiques, et ce en raison de certains principes de l’Islam.
Ainsi, Mme De Courcelles affirme qu’en plaçant la personne humaine au cœur de l’activité économique, la finance islamique constitue incontestablement une alternative éthique : «Espérons donc voir des financiers éthiques qui pratiquent la finance islamique ! ».

H.M
 

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