Tunisie : chercher le coupable de la fermeture de Yazaki

fermeture_Yazaki.jpgL’affaire a été confirmée. Les Tunisiennes et Tunisiens ont subi le choc ! La câblerie d’Om Laârayes a fermé définitivement ses portes mercredi 21 décembre 2011. Dès lors, une forte protestation s’est déclenchée sur les réseaux sociaux contre les grévistes. Cependant, il semble évident de réfléchir avant de juger tel ou tel comportement.

Il est légitime de s’interroger sur cet arrêt brutal? A qui incombe la faute ? Doit-on blâmer les grévistes ? A vrai dire, la manifestation des salariés n’a pris que 2 heures et sans même interrompre le travail.
Contacté, M. Mohamed Arfa, directeur régional de l’API, a indiqué qu’il avait été informé par les ouvriers qu’il n’a jamais été question de 13ème mois : « On n’a demandé qu’une meilleure communication et écoute de la part de la direction générale ». Cependant, le groupe a justifié cet arrêt par les impacts des « grèves irrégulières », observées les 15 et 16 décembre.
Oui ! Une décision choquante pour tous. Yazaki n’a même pas averti le personnel. Pire ! Le câbleur n’a même pas appelé au dialogue pour trouver des solutions. Selon le personnel, aucune discussion n’a été engagée entre la société et les employés concernant la fermeture du site. Une affaire qui laisse penser que la décision d’arrêt a été déjà prise depuis une période.
« Cette unité qui employait 438 personnes a été farouchement protégée par son personnel au cours de la Révolution », a indiqué Mohamed Esseghaier Miraoui, secrétaire général de l’Union régionale du travail à Gafsa.
Dans un communiqué, M. Miraoui a accusé la société Yazaki d’avoir prémédité la fermeture de son unité : « la société a déjà viré 600 employés de son unité de Metlaoui. Les employés ont simplement manifesté leur mécontentent sans interrompre le travail ». Or, selon le groupe, « de longues négociations ont été effectuées avec les employés afin de les convaincre de reprendre le travail. Mais les employés n’ont pas accepté de rejoindre leurs postes ».
Indépendamment de ce qui ce passe avec l’investisseur étranger, Yazaki, les Tunisiennes et les Tunisiens ont en marre de l’exploitation du patron. La Révolution a réveillé chez eux le sentiment de défendre leurs droits qu’ils estiment légitimes. La grève semble être la solution la plus adéquate pour obtenir leurs demandes. Or, la situation par laquelle passe notre pays nous oblige à être plus conscients et plus responsables. L’accroissement des revendications sociales ne peut que nuire à l’économie du pays voire bloquer la machine productive. Et ça continue encore ! Un nouveau coup dur pour l’économie tunisienne.
Le groupe « British Gas » a ainsi l’intention de fermer leurs filiales dans les régions tunisiennes. Plus encore, une société française de production de fourrages à partir du phosphate bicalcique produit par le Groupe chimique tunisien (GCT) a décidé de fermer définitivement ses portes à cause du sit-in à la GCT.

Khadija.T

 

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