Tunisie : doit-on parler de martyrs de la sécurité ?

sit-in-martyrs.jpgLes agents de la sécurité ont organisé, lundi 28 novembre 2011, un sit-in devant le tribunal militaire situé à Bab Saadoun (Tunis). Les sit-inneurs ont manifesté contre l’injustice dans le traitement des dossiers des martyrs. Ils ont appelé au respect de la loi et des législations.

En plus de 13 morts, 300 agents de sécurité souffrent aujourd’hui de handicap : « Nous appelons à la transparence de la justice. Nous voulons un régime républicain, indépendant et loin des pressions politiques », a indiqué M. Imed Belhaj Khlifa, porte-parole de l’Union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisiennes dans une déclaration à Investir en Tunisie : « Qui a tué les 14 agents de la sécurité ? Pourquoi on n’a pas arrêté les suspects ? ».
Plusieurs postes de la garde nationale et des institutions sécuritaires ont été visés par des tentatives d’incendie et d’agression, notamment à Gafsa et Kasserine. Le pire est qu’après la lecture de la liste nominative des martyrs lors de la séance inaugurale de l’Assemblée nationale constituante, la police a été encore visée.
Il faut respecter les lois et les législations. Nous dénonçons la légèreté avec laquelle sont traités les procès intentés par notre institution.
Les procès devraient être équitables et transparents pour les agents arrêtés. Dans la région du Kef, les familles des martyrs ont été invitées à assister au jugement de nos collègues, ce qui est contradictoire à la loi tunisienne. Les jugements devaient être secrets. Il faut respecter la loi ! L’appareil sécuritaire doit être loin de toute manipulation à des fins personnelles ou politiques, afin de garantir sa neutralité absolue.
En revanche, on ne va pas renoncer avec la sécurité du pays pour obtenir nos demandes. Nous ne voulons pas nuire à la sécurité du pays à travers ce sit-in. On demande une égalité dans le traitement des dossiers des martyrs. Ben Ali s’est enfui parce que la sécurité à renoncé avec lui. On l’a abandonné par ce qu’il est contre le peuple ».
M. Hichem Meddeb, porte parole du ministère de l’Intérieur a indiqué que le sit-in des agents de la sécurité est légal.

Khadija.T

 

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