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Tunisie : jusqu’à quand le calvaire des journalistes ?

calvaire_journalistes_1.jpgOui ! Jusqu’à quand vont-ils continuer à peiner les journalistes ? Jusqu’où ira le malaise du secteur ? Personne ne le sait ! Nul ne peut le deviner ! Tous attendent un bel avenir. Un lendemain où le journaliste concrétise ses ambitions.

Le journaliste tunisien rêve d’un statut stable et honorable. L’expulsion par Dar El Anouar de deux journalistes Wafa Boujmil et Salah Jaâfar ne sont qu’un échantillon de ce qui se passe dans la société. Des tentatives pour contacter les responsables de l’institution ont été entreprises par Investir en Tunisie mais aucune réponse n’a été fournie. Par téléphone, M. Abdejelil Massoudi a nié tout contact avec cet organisme : « je ne suis qu’un journaliste. Je ne suis pas responsable. Vous voulez avoir le témoignage d’un journaliste ? ».
Les deux journalistes ont entamé une grève de faim mardi 1er novembre 2011. Ils la poursuivront jusqu’à la régularisation de leur situation. Investir en Tunisie a contacté les deux journalistes qui sont actuellement présents dans les locaux du syndicat. Ils ont été exclus par force de la salle d’attente de Dar El Anwar : « la nuit du mercredi et exactement à 2h30, 5 hommes nous ont jetés de force dans la rue. Heureusement nous avons été hébergés par un collègue travaillant pour le compte de la radio « Kalima » jusqu’au matin du jeudi où nous avons été accueillis par le syndicat qui a promis de nous soutenir », a indiqué Salah très éprouvé. Des traces de violences appariassent déjà sur son visage ainsi que sur ses mains. Quant à Wafa, elle n’a pas pu s’exprimer à cause de dégradation de son état.
Suite à ces pratiques et ces actes de violence, un bon nombre de journalistes ont exprimé leur soutien aux deux grévistes de la faim. Dans une déclaration écrite sur un papier où les journalistes ont signé, Faouzi Bouzayenne, ancien président de l’AJT et journaliste a indiqué qu’il a été témoin de l’expulsion par force de Wafa et Salah par 5 personnes qu’il a qualifiés de gros bras, du local de Dar El Anouar sis à la Rue Jean Jaurés : « Ces pratiques dénonciables ne font pas honneur à cette entreprise et à son fondateur. J’affirme mon soutien total avec les collègues et je dénonce vigoureusement ces pratiques d’un autre temps ».
Solidaires, les journalistes ont entamé aujourd’hui 4 novembre une grève ouverte devant Dar El Anouar, jusqu’à la satisfaction des demandes légitimes des collègues. Il s’agit de défendre le métier et d’exclure certaines parties représentant le bras médiatique de Ben Ali, et qui tentent de poursuivre les mêmes politiques.

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Khadija.T
 

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