Tout sur l’indexation des prix de l’énergie en Tunisie

Energie TunisieLe système d’ajustement des produits pétroliers dans le sens de la hausse ou de la baisse est basé sur une procédure qui tient compte de l’évolution des cours des produits pétroliers sur le marché mondial, tout en veillant à la préservation des équilibres globaux du pays.

Ainsi, l’Etat procède à l’ajustement chaque fois que, sur une période de trois mois successifs, le différentiel entre le prix d’équilibre de référence du baril de pétrole Brent et son prix sur le marché mondial atteint au moins 10 dollars. Dans ce cas, l’ajustement se fait sur la base des montants suivants : 50 millimes pour le litre d’essence, de mazout et de pétrole lampant, 20 millimes pour le kilogramme du fuel et 200 millimes pour la bouteille de gaz liquide de 13 kilogrammes.
Compte tenu de la diminution des prix des produits pétroliers sur le marché intérieur décidée le 16 janvier de l’année en cours, le prix d’équilibre de référence du baril de pétrole est à l’heure actuelle de 52 dollars sur la base d’un taux de change 1400 millimes pour un dollar.
On entend par prix d’équilibre de référence, le prix qui permet l’équilibre financier de l’ensemble de la filière des produits pétroliers sans recours à une quelconque subvention directe provenant du budget de l’état.
Chaque fois qu’il y a une nécessité d’ajuster les prix, le gouvernement veille à ce que ces ajustements soient modérés. Cette démarche a été scrupuleusement respectée durant toute la période qui a été caractérisée par une hausse continue des cours des produits pétroliers sur les marchés mondiaux. Ainsi, malgré les pressions exercées sur le budget de l’Etat, les augmentations sont restées à un niveau raisonnable qui tient compte de la capacité de leur absorption, étant donné le rôle régulateur assuré par l’Etat pour préserver aussi bien le pouvoir d’achat du citoyen que la compétitivité de l’entreprise. Il est à signaler que les crédits alloués dans le cadre du budget de l’Etat pour l’année 2009, afin de compenser les produits alimentaires de base, le transport scolaire et universitaire, le cahier scolaire, certains produits énergétiques tels le gaz liquide, le pétrole lampant et le gaz naturel atteignent 1400 millions de dinars, soit 2,5% du produit intérieur brut.
Le choix d’un délai de trois mois
Ces dernières années, on a adopté un délai d’observation de l’évolution des prix d’au moins 4 mois avant de procéder à tout ajustement afin de ne pas succomber aux variations conjoncturelles.
Ainsi, la procédure adoptée à l’heure actuelle pour ce qui est du temps d’observation n’a été que le prolongement de la procédure suivie ces dernières années. L’un des avantages d’une telle procédure est de garantir une stabilité relative des prix des produits pétroliers.
Les ajustements ultérieurs
Toute baisse ou hausse du cours du pétrole sur le marché mondial d’une moyenne de 10 dollars par baril en comparaison avec le prix de référence (52 dollars pour un taux de change de 1400 millimes pour un dollar) durant trois mois successifs, entraîne une baisse ou une hausse des prix intérieurs des produits pétroliers conformément aux taux d’ajustement usuels. La date de mise en œuvre de l’ajustement prendra en compte les données relatives aux équilibres globaux du pays, notamment en matière d’inflation et d’équilibre budgétaire.
Le gaz naturel : Un cas particulier
Contrairement aux produits pétroliers dont les prix à l’importation varient quotidiennement suivant les variations du cours du pétrole sur le marché mondial, le cas du gaz naturel est différent. En effet, les prix à l’importation du gaz naturel sont déterminés sur la base du cours moyen du pétrole sur le marché mondial durant les 9 mois qui précèdent l’opération d’achat.
Ainsi, malgré la baisse enregistrée dans le cours du pétrole, les prix du gaz à l’importation demeurent encore élevés. Ils sont de l’ordre de 380 dollars la tonne soit 530 dinars la tonne, alors que le prix intérieur moyen est de 260 dinars la tonne, ce qui fait que le prix intérieur du gaz naturel demeure compensé à hauteur de 50%.

Pourquoi n’y-a-il pas eu de baisse de la facture d’électricité ?
Les prix de l’électricité sont encore subventionnés du fait que les centrales de la STEG utilisent quasi exclusivement le gaz naturel pour produire leur électricité ; et malgré les prévisions d’une baisse progressive des cours mondiaux du gaz naturel, on s’attend à ce que le prix de l’électricité reste compensé au cours de cette année, près de 20% le kilowattheure.

 

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