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La BERD annonce la création d’un fonds d’urgence d’un montant de 1 milliard d’euros face au coronavirus

La BERD a dévoilé son intention de constituer un « Fonds de solidarité » de 1 milliard d’euros pour des mesures d’urgence visant à aider les entreprises à travers ses régions d’opérations à faire face à l’impact de la pandémie du coronavirus.

Il s’agit là de la première phase de réponse à la crise, la Banque étant prête à renforcer son action si nécessaire au moment opportun.

Les propositions ont été approuvées ce jour par les actionnaires de la Banque, qui investit pour appuyer le développement du secteur privé, en particulier, dans 38 économies émergentes.

Dans le cadre de ce programme d’urgence, la BERD mettra sur pied un « dispositif de résilience » pour proposer un financement aux clients existants de la BERD qui ont de solides paramètres fondamentaux mais connaissent des difficultés de crédit temporaires.

À propos de la réponse de la Banque à la crise sanitaire mondiale, Suma Chakrabarti, Président de la BERD, a déclaré : « La pandémie du COVID‐19 et ses conséquences économiques sont un défi sans précédent pour la BERD et ses pays d’opérations ».

Il a ajouté : « Pour témoigner sa solidarité avec ses actionnaires, ses pays d’opérations, ses partenaires et ses clients, la Banque a établi ce jour un dispositif de résilience qui comporte un financement nouveau et complémentaire de 1 milliard d’euros pour les clients existants. Ce dispositif prévoit entre autres des mesures d’urgence sous forme de liquidités, de fonds de roulement et de financement des échanges commerciaux. C’est une première phase. La Banque se tient prête à renforcer sa réponse et prend des mesures énergiques et urgentes pour revoir, ajuster et déployer ses instruments de financement, en partenariat avec ses pays d’opérations, les institutions financières internationales (IFI) partenaires et la communauté internationale. »

Parmi les mesures planifiées figurent une expansion du financement des échanges et l’apport d’un financement à court terme de deux ans maximum via des institutions financières, en particulier pour appuyer des petites et moyennes entreprises.

La Banque s’efforcera de proposer des facilités de fonds de roulement à court terme de deux ans maximum à d’autres entreprises et promoteurs d’énergie, ainsi qu’une restructuration de bilan et des liquidités à court terme aux clients des secteurs des municipalités, de l’énergie et des infrastructures.

Elle évaluera les besoins en matière de restructuration des prêts existants, y compris la possibilité de prolonger leurs durées et de modifier d’autres conditions, et se servira de sa capacité à décaisser les fonds en monnaie locale, notamment en convertissant éventuellement les facilités existantes en monnaie locale.
La réponse mettra l’accent sur une intervention rapide pour accéder aux besoins des entreprises qui subissent les effets du coronavirus et les perturbations économiques mondiales qui en découlent.

Pour élaborer sa propre réponse, la BERD s’inspire étroitement des déclarations de ses principaux actionnaires et se coordonne avec d’autres banques multilatérales de développement pour échanger des idées et tirer les leçons des expériences passées.

Cet ensemble de mesures d’urgence de la BERD est proposé alors que la Banque s’engage déjà de manière générale à apporter un solide appui à ses pays d’opérations existants et a effectué un niveau record d’investissement, soit 10,1 milliards d’euros, en 2019.

Selon les anticipations des économistes de la BERD, les résultats économiques seront affectés dans toutes ses régions d’opérations, la croissance se tassant tout particulièrement en Asie centrale mais aussi en Europe orientale et dans le Caucase, en Russie et en Europe du Sud-Est.

Les pays étroitement intégrés dans des chaînes d’approvisionnement mondiales et, plus particulièrement, ceux dépendant directement de la Chine et de l’Europe, subiront probablement les conséquences les plus lourdes du virus. L’industrie du tourisme sera sans doute affectée dans de nombreux pays de la BERD.

L’effondrement récent des cours du pétrole aura aussi un impact sur les pays producteurs de pétrole dans les régions d’opérations de la BERD et les flux de fonds provenant de travailleurs de retour dans leurs pays d’origine devraient aussi se ralentir.

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