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Tunisie : clôture des journées de l’investissement de Bizerte

La première édition des journées de l’investissement dans la région de Bizerte (5 et 6 juin 2013) s’est achevée « en apothéose », comme se plaisent à le dire et répéter organisateurs et autres parrains.

En toute logique, l’on ne pourra parler de succès que lorsque l’on pourra palper les résultats concrets de rencontres où les vues d’esprit et les spéculations règnent en seigneurs. Pour autant, les recommandations issues des travaux d’ateliers, qui semblent avoir mieux examiné l’état « stationnaire » des secteurs productifs dans la région, veulent faire croire à une détermination exacte des obstacles accumulés sur la voie d’un développement multiforme dont l’absence d’investissements constitue l’aspect le plus perceptible. Et c’est sur ces fondements que les rapports de synthèse des travaux et des conclusions sont venus préconiser quelques demandes pertinentes destinées à « relancer les investissements » à un moment très sensible de l’histoire du pays. L’argent étant le nerf de toute chose, l’idée de création d’un fonds régional du développement et de l’investissement s’imposait, tout naturellement. Sauf que l’on a évité d’évoquer les sources éventuelles de son approvisionnement. Il viendrait ainsi faire le pendant au Conseil régional du tourisme dont le premier spécimen a été annoncé et qui est appelé à décortiquer les problèmes insurmontables du tourisme en cette région du Nord.
Certes, des questions matérielle et objectives ont été soulevées que l’on considère comme de sérieuses entraves à l’afflux des capitaux : état de délabrement des zones industrielles (au nombre de neuf dans toute la région), l’alimentation de la région en gaz naturel, projet annoncé pour 2014, mais aucun signe ne vient indiquer qu’il démarrerait bientôt. Devant le succès indéniable du vis-à-vis unique mis en place par le PAEB puis transféré au PCB, les organisateurs ont appelé à généraliser cette méthode d’assistance aux promoteurs. D’autres recommandations d’importance relative ont été greffées au rapport final et concernant le secteur de l’agriculture, celui du tourisme dont on sait qu’il souffre de problèmes autant structurels que politiques.
Du pain sur la planche pour les initiateurs de telles rencontres, car, l’on doit se rendre à l’évidence que les gens sont aujourd’hui à l’attente de résultats tangibles. D’où un suivi rigoureux, un engagement citoyen contractuel.

M.BELLAKHAL
 

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