L'excédent commercial allemand s'est établi à 16,8
milliards d'euros en juin, contre 12 milliards en mai, grâce
au fort recul des importations.
Les exportations sont restées, au premier semestre, le principal
pilier sur lequel repose la croissance allemande. L'excédent
commercial du pays a même fortement augmenté en juin,
s'établissant à 16,8 milliards d'euros contre 12
milliards en mai. Une bouffée d'oxygène bienvenue
pour le budget fédéral. Mais ces chiffres communiqués
par l'Office fédéral des statistiques ne sont pas
réjouissants pour autant : si l'excédent commercial
allemand grimpe aussi vite, c'est parce que les importations plongent.
Les importations ont en effet reculé de 5,5% en juin. Parallèlement,
les exportations se sont effritées, avec un léger
recul de 0,4% sur le même mois, pour atteindre 68,8 milliards
d'euros en valeur. En d'autres termes, le « made in Germany » s'exporte
un peu moins facilement qu'en mai, au moment où un nouveau
coup de frein marqué sur les importations signale la persistance
d'une demande intérieure atone, ce qui n'augure rien de
bon pour la consommation des ménages.
La variation en rythme annuel est plus avantageuse. Par rapport
au mois de juin 2004, les exportations ont en effet progressé de
9,8%, tandis que les importations augmentaient de 8,1%, permettant
d'inscrire cette année un excédent commercial supérieur
de 2 milliards d'euros à celui de l'an dernier à la
même époque.