I)
Mesures pour la promotion de l'emploi, l'amélioration du taux
d'encadrement et l'accroissement du rythme de création des entreprises
en Tunisie
La
loi de finances pour l’année 2005 a prévu des
dispositions fiscales visant la promotion de l'emploi.
Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre des axes suivants
:
- mesures pour le renforcement de l’emploi, l’amélioration
du taux d’encadrement et l’accélération du rythme
de création des entreprises ;
- mesures pour l’amélioration de la compétitivité des
entreprises et le financement de l’économie ;
- mesures à caractère social :
1) Promotion de l’emploi et renforcement de l’encadrement des entreprises établies
dans les zones de développement régional prioritaires
ayant bénéficié de la prise en charge par
l’Etat des cotisations patronales, en permettant aux-dites entreprises
de bénéficier, d’une manière dégressive,
de la prise en charge d’une quote part des cotisations patronales
au régime légal de sécurité sociale
pour une période supplémentaire de cinq années
comme suit :
Années
concernées par la prise en
charge par l'Etat |
Quote
part de la prise en
charge par l'Etat |
| Première
année |
80% |
| Deuxième
année |
65% |
| Troisième
année |
50% |
| Quatrième
année |
35% |
| Cinquième
année |
20% |
L'avantage
s'applique aux projets dont la période supplémentaire
de cinq années commence avant le 31 décembre
2009.
2) Amélioration du taux d’encadrement des entreprises
et encouragement du recrutement des diplômés de
l’enseignement supérieur en permettant aux entreprises
du secteur privé exerçant dans les secteurs prévus
par le code d’incitation aux investissements de bénéficier,
d’une manière dégressive , de la prise en charge
par l’Etat , pour une période de 7 années , d’une
quote part des cotisations patronales au régime légal
de sécurité sociale et ce au titre des nouveaux
recrutements d’agents diplômés de l’enseignement
supérieur conformément au tableau suivant :
Années
concernées par la prise en
charge de l'Etat à partir de la date
du recrutement
|
Quote
part de la prise en
charge par l'Etat
|
| Première
année et Deuxième année |
100%
|
| Troisième
année |
85%
|
| Quatrième
année |
70%
|
| Cinquième
année |
55%
|
| Sixième
année |
40%
|
| Septième
année |
25%
|
Bénéficient de cet avantage les nouveaux recrutements
qui s'effectuent pendant la période allant du 1er janvier
2005 au 31décembre 2009.
3) Encouragement des associations de développement, des
associations de vulgarisation de culture numérique, des
associations autorisées à octroyer des
microcrédits
et des associations d’encadrement des handicapés à recruter
les diplômés de l’enseignement supérieur
en leur permettant de bénéficier, d’une manière
dégressive, de la prise en charge par l’Etat pendant une
période de 7 années d’une quote part des cotisations
patronales au régime légal de sécurité sociale
au titre de nouveaux recrutements d’agents diplômés
de l’enseignement supérieur. (voir tableau précédent)
Bénéficient de cet avantage les nouveaux recrutements
qui s'effectuent pendant la période allant du 1er janvier
2005 au 31 décembre 2009.
4) Incitation à la réinsertion dans la vie professionnelle
des salariés licenciés ou ayant perdu leur emploi
pour des raisons économiques ou techniques ainsi que pour
fermeture subite et définitive de l’entreprise sans respect
des procédures du code de travail, en permettant aux entreprises
du secteur privé qui recrutent cette catégorie
d’agents dans le cadre de contrats de réinsertion dans
la vie professionnelle de bénéficier de la prise
en charge par l’Etat pour une période d’une année
:
- de 50% du salaire payé à la
recrue dans la limite de 200 dinars mensuellement ;
- de la contribution patronale au régime légal
de la sécurité sociale au titre du salaire versé à la
recrue.
5) Amélioration du rythme de création des entreprises
et des projets notamment des petites et moyennes entreprises,
par la mise en œuvre d’un mécanisme pour le financement
de cette catégorie d’entreprises et de projets en autorisant
l’Etat de souscrire dans la limite de 30MD dans le capital d’une
banque à créer à cet effet.
II) Les mesures tunisiennes vues par l’organisation internationale
du travail
Dans
le cadre d'un système économique basé essentiellement
sur les ressources humaines et en l'absence de ressources naturelles
capables de générer une dynamique de développement
durable, les problèmes de l'emploi ont toujours constitué en
Tunisie l'un des défis majeurs de la stratégie
de développement économique et social. Cette dernière
repose sur un schéma de développement qui favorise
l'investissement dans des secteurs générateurs
d'emplois, par le biais d'encouragements fiscaux et financiers
et la mise en œuvre de mesures complémentaires de soutien à l'emploi.
Dans cette optique, plusieurs actions doivent être soulignées.
A. Les nouveaux rôles des services
de l'emploi
Les services de l'emploi constituent un
outil majeur de mise en application des politiques d'emploi.
A côté de
leurs missions traditionnelles, ils doivent assurer l'animation
du marché du travail et remplir de nouveaux rôles
dans un contexte de libéralisation des marchés,
d'abolition des frontières économiques, de mutations
technologiques rapides des systèmes de production et de
concurrence interne et extérieure sans cesse croissante.
En d'autres termes, l'objectif est d'assurer une meilleure adéquation
entre les potentialités économiques et les ressources
humaines .
La politique active de lutte contre chômage et l'intégration
des ressources humaines ont permis de s'adapter aux règles
du marché et d'agir en symbiose avec les différents
aspects de la restructuration économique. A cet égard,
plusieurs principes caractérisent ces interventions au
niveau opérationnel:
1) le renforcement du traitement du chômage par le biais
des programmes d'adaptation professionnelle des ressources humaines;
2) le développement du «faire-faire» pour soutenir les efforts
des opérateurs privés en matière d'adaptation et d'insertion
professionnelle des ressources humaines;
3) le développement du nouveau rôle des opérateurs en tant
qu'animateurs du marché du travail ¬ par le renforcement de leurs
relations avec les différents intervenants, publics ou privés,
sur ce marché --, générateur d'un partenariat autour des
problèmes de l'emploi;
4) le soutien du secteur informel, à l'intérieur du tissu économique,
par le biais d'avantages spécifiques et en conformité avec une
législation souple qui favorise son maintien autour du secteur structuré
5) le développement de l'emploi féminin, compte tenu des caractéristiques
et des qualités propres des femmes, en évitant de mettre en place
des dispositifs rigides qui pourraient favoriser leur exclusion plutôt
que leur intégration;
6) l'adoption de la logique d'insertion, développée par les études
du PNUD et de l'IIES, afin de rompre l'enchaînement chômage-exclusion.
B. Le traitement du noyau dur du chômage
Les solutions préconisées pour le traitement du
noyau dur du chômage s'articulent autour de trois axes
essentiels.
a) Les chantiers
En Tunisie, la politique des chantiers
date du début
des années 1960. Même s'ils n'ont pas pour vocation
de générer des emplois durables, ils ont permis
de préserver une orientation qui valorise l'effort. Ils
constituent une solution ponctuelle pour des catégories
de population au chômage, sans instruction et vivant dans
des zones défavorisées, qui, en contrepartie de
travaux d'intérêt public ne demandant pas de qualification
particulière, reçoivent une rémunération
de subsistance durant une période limitée. Il convient
de préciser que ces populations, compte tenu de leurs
caractéristiques et de leur environnement défavorable,
constituent l'un des noyaux durs du chômage.
b) Les programmes d'encouragement à l'emploi
des jeunes
Les programmes d'encouragement à l'emploi des jeunes
sont destinés à traiter les difficultés
d'insertion, dans la vie active, des individus à la recherche
d'un premier emploi. Il s'agit d'un dispositif qui vise à faciliter
l'insertion tout en permettant d'acquérir une expérience
professionnelle par le biais de stages en entreprises.
c) Les programmes de soutien à la création d'activités
Les programmes et les fonds d'encouragement à l'activité économique
et au développement des sources de revenus individuels,
aussi bien en milieu rural que dans les zones urbaines, constituent
des instruments d'intervention contribuant à la promotion
des ressources humaines et à la lutte contre la marginalisation.
A cet égard, les deux axes essentiels d'intervention sont,
d'une part, la promotion de l'emploi indépendant et de
la micro-entreprise et, d'autre part, la reconversion des demandeurs
d'emploi et leur insertion dans les entreprises, ainsi que la
réadaptation du personnel des entreprises en voie de restructuration
ou d'expansion.
III)
Les nouvelles mesures Françaises
Mi-parcours de l'échéance des «cent jours» que
le Premier ministre Dominique de Villepin s'est fixée «pour
rendre la confiance aux Français», le «plan
d'urgence pour l'emploi» est lancé. Quatre des cinq
ordonnances qui l'instaurent, celles concernant le secteur privé,
sont soumises au Conseil supérieur de l'emploi.
La principale mesure est le contrat nouvelles embauches Essai.
Ce contrat nouvelles embauches remet
en cause l'un des principes fondamentaux du droit du travail
qui veut que, passé les
premiers mois de période d'essai, un employeur ne peut
se séparer d'un salarié sans invoquer une cause «réelle
et sérieuse». Celle-ci peut être soit économique,
soit «liée à la personne du salarié»,
mais motiver le licenciement demeure une obligation incontournable.
Avec ce contrat, cette contrainte disparaîtra pendant les
deux premières années pour les entreprises comptant
jusqu'à vingt salariés. Matignon a toutefois pris
soin de mettre en place quelques garde-fous. Le principal : l'indemnité de
rupture, 8 % du salaire brut, si le contrat est rompu dans les
deux premières années. Comme elle n'est soumise
ni à l'impôt ni aux charges sociales, cette indemnité équivaut à la
prime de précarité de 10 % versée dans le
cadre d'un contrat à durée déterminée
(CDD). Une façon de prévenir les risques d'«effet
d'aubaine» si l'employeur juge plus avantageux financièrement
ce contrat par rapport à un CDD. «Où est
le risque, alors que plus de 60 % des premières embauches
se font aujourd'hui dans le cadre d'un CDD ?»
La
deuxième mesure touche les Horaires.
Il s'agit d'une disposition, introduite par le député UMP
Jean-Michel Fourgous, sous forme d'amendement au texte PME de
Dutreil, qui permet de ne plus fixer d'horaires mais de compter
en «forfaits jours», y compris pour les non-cadres.
IV) Les mesures incitatives en Europe
La Commission européenne a élaboré un plan
global de mesures de l'UE visant à stimuler la croissance
et à faire de l'Europe un lieu plus attractif pour les
investissements et l'emploi, a-t-on appris mercredi à Bruxelles.
Dans le "programme communautaire de Lisbonne", la Commission
a annoncé qu'elle agirait en faveur d'une plus grande
ouverture des marchés, d'une réduction des lourdeurs
administratives et de l'investissement dans des infrastructures
modernes, pour que nos entreprises puissent croître, innover
et créer de nouveaux emplois.
La Commission prendra les mesures nécessaires pour soutenir
le développement d'une main-d'œuvre qualifiée
et dynamique, de manière à ce que tous les Européens
puissent profiter d'une société ayant un emploi élevé,
un haut niveau de protection sociale et un
Pour atteindre ces objectifs, la Commission se concentrera notamment
sur les huit mesures clés suivantes présentant
une valeur ajoutée européenne élevée:
soutien à la connaissance et à l'innovation en
Europe; réforme de la politique des aides publiques; amélioration
et simplification du cadre réglementaire dans lequel fonctionnent
les entreprises; achèvement du marché intérieur
des services; conclusion d'un accord ambitieux dans le cycle
de Doha; levée des obstacles à la mobilité des
personnes, des travailleurs et des diplômés; élaboration
d'une approche commune des migrations économiques; et
enfin soutien aux efforts de traitement des conséquences
sociales de la restructuration économique.
V) Les incitations canadiennes
Emploi-Québec consacrera 899,5 millions de dollars pour
la mise en œuvre de mesures d'aide à l'emploi pour le
présent exercice financier.
«
Le Plan d'action 2005-2006 permettra à Emploi-Québec
d'intervenir auprès de 250 000 personnes, prestataires
de la sécurité du revenu, de l'assurance emploi
et autres chômeurs, avec comme cible une intégration
réussie en emploi pour plus de 130 000 d'entre eux.
Ce plan vise à « lutter contre la pauvreté et
répondre aux besoins grandissants de main-d'œuvre des
entreprises ».
La croissance économique et une demande soutenue de main
d'œuvre laissent entrevoir la création de 60 000 nouveaux
emplois en 2005; quelque 640 000 postes seront à combler
d'ici 2008.
Le gouvernement veut ainsi permettre d'acquérir une première
expérience de travail aux nouveaux arrivants, victimes
d'un taux de chômage deux fois plus élevé que
la moyenne québécoise. Le plan d'action, qui vise
notamment à inciter
Source : Audinet Conseil le 21/07/2005 à 17:00h