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Le Commerce Electronique
1
. Définition
Le
commerce électronique peut être défini
comme étant tout échange de données par l'intermédiaire
d'un réseau de télécommunication à des
fins commerciales.
En d’autres termes, le « e-Commerce » désigne
l'utilisation d'un média électronique pour la réalisation
de transactions commerciales. Dans la plupart du temps, il s'agit
de la vente de produits et/ou services à travers le réseau
Internet. Donc on peut dire que le commerce électronique
est fondé essentiellement sur les traitements électroniques
et la transmission de données y compris textuelles, sonores
et vidéo. Il couvre ainsi des activités multiples
et diverses, et notamment le commerce des biens, la livraison en
ligne d’information numérique de fond, les activités
boursières électroniques, les marchés publiques,
la vente directe aux consommateurs et les services après-vente.
D’une façon générale, le commerce électronique
permet de réaliser des affaires d’une manière électronique,
ces derniers concernent tant les produits (biens de consommation,
etc.) que les services (services d’information, éducation,
etc.).
L’intérêt du commerce électronique est d’offrir
une organisation de nombreuses opportunités comme la réduction
des coûts, la réduction des erreurs, l’optimalisation
des ressources, la recherche de nouveaux marchés, la croissance
du revenu et le travail en temps réel.
Dans le commerce électronique, il existe plusieurs catégories.
En effet, Les entreprises sont généralement caractérisées
par le type de relation commerciale qu'elles entretiennent entre
elles. Le Business to Business, le Business to Consumer, le Business
to Administration et le Consumer to Administration. 2
. Cadre légal du commerce électronique
- En Luxembourg le commerce électronique est régi
par la loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique
modifiant le code civil, le nouveau code de procédure civile,
le code de commerce, le code pénal et transposant la directive
1999/93 relative à un cadre communautaire pour les signatures électroniques,
la directive relative à certains aspects juridiques des
services de la société de l 'information, certaines
dispositions de la directive 97/7/CEE concernant la vente à distance
des biens et des services autres que les services financiers.
- En Belgique le commerce électronique est régi par
la loi du 9 juillet 2001 fixant certaines règles relatives
au cadre juridique pour les signatures électroniques et
les services de certification.
- Au Etats- Unis le commerce électronique est régi
par la loi nationale du 30 juin 2000 portant la reconnaissance
de la validité juridique des signatures en ligne.
- En France La loi n° 2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation
du droit de la preuve aux technologies de l'information et relative à la
signature électronique a ouvert la voie à la reconnaissance
de la valeur juridique des signatures électroniques.
-
A l’échelle européenne et internationale la Communauté européenne
a adopté plusieurs directives ayant trait à la société de
l'information, et en particulier la directive 2000/31/CE du 8 juin
2000 sur le commerce électronique.
-
En Tunisie le commerce et les échanges électroniques
sont régis par la loi n° 2000-83 du 9 août 2000.
Au sens de la présente loi on entend par :
- Echanges électroniques : les échanges qui s’effectuent en utilisant
des documents électroniques.
- Commerce électronique : les opérations commerciales qui s’effectuent à travers
les échanges électroniques.
- Le certificat électronique : le document électronique sécurisé par
la signature électronique de la personne qui l’a émis et qui
atteste après constat la véracité du contenu.
- Le fournisseur de services de certification électronique : toute personne
physique ou morale qui émet, délivre, gère les certificats
et fournit d’autres services associés à la signature électronique.
- Le cryptage : l’utilisation de codes ou signaux non usuels
qui permettent la conversion des informations à transmettre en des signaux incompréhensibles
aux tiers ou l’utilisation de codes et de signaux indispensables à la
lecture de l’information.
- Dispositif de création de signature : un ensemble unique d’éléments
de cryptage personnels ou un ensemble d’équipements configurés
spécifiquement pour la création de la signature électronique.
- Dispositif de vérification de signature : un ensemble d’éléments
de cryptage publics ou un ensemble d’équipements permettant la vérification
de la signature électronique.
- Moyen de paiement électronique : le moyen qui permet à son
titulaire d’effectuer les opérations de paiement direct à distance à travers
les réseaux publics des télécommunications.
- Produit : tout service ou produit naturel, agricole, artisanal
ou industriel matériel ou immatériel.
• Les textes d'application de la loi tunisienne concernant
le commerce électronique
- Décret n°2000-2331 du 10 octobre 2000, fixant l’organisation administrative
et financière et les modalités de fonctionnement de l’Agence
Nationale de certification électronique.
- Décret n°2001-1667 du 17 juillet 2001, portant approbation du
cahier des charges relatif à l’exercice de l’activité de fournisseur
de services de certification électronique.
- Décret n°2001-1668 du 17 juillet 2001, fixant les procédures
d’obtention de l’autorisation d’exercice de l’activité de fournisseur
de services de certification électronique.
- Arrêté du ministre des technologies de la communication du 19
juillet 2001, fixant les caractéristiques techniques du dispositif de
la création de la signature électronique.
- Arrêté du ministre des technologies de la communication et du
transport du 19 juillet 2001, fixant les données techniques relatives
aux certificats électroniques et leur fiabilité. B / Le Paiement Electronique
1
. Définition
On
entend par paiement électronique tout paiement s’effectuant
par Internet en direct et en ligne au moyen d’argent électronique.
Il existe plusieurs modes de paiement électronique, ces
nouveaux modes de paiement posent des problèmes énormes
de sécurité à la fois pour les vendeurs, qui
veulent s’assurer du paiement de leurs produits ou services et
pour les consommateurs qui veulent s’assurer de la non réutilisation
des numéros de leurs cartes de crédit une autre fois
par des pirates ou par le vendeur lui même.
Le paiement d’un mouvement commercial, quelque soit sa catégorie,
n’est qu’une méthode de paiement au même titre qu’un
chèque ou un virement.
Ainsi on trouve en général les acteurs qui interviennent
dans le processus de paiement électronique :
-
Le Consommateur : il achète des biens et/ou services à partir
d’un commerçant. L’utilisateur utilise un matériel
informatique (exemple : ordinateur, etc.) connecté au réseau
pour sélectionner le produit à acheter et passer
par la suite à l’achat et au payement.
-
Le Commerçant : il vend des produits qui peuvent être
soit des biens et/ou services à des consommateurs qui les
achètent à distance à travers un réseau.
-
La Banque du Commerçant : le vendeur traite les autorisations
de paiements ; pour réaliser ces opérations, la banque
du commerçant entretient des liens avec les banques des
acheteurs affiliés à travers les réseaux bancaires.
Elle saisit les paramètres du paiement et les envois à la
banque de l’acheteur pour compensation et alimentation du compte
du commerçant par le montant reçu en contre partie
du bien et/ou service vendu.
-
La Banque du Consommateur : la banque de l’acheteur fournit la
technologie
de paiement au consommateur et s’engage à rembourser
la dette de son client au profit de la banque du commerçant.
-
L’autorité de certification : ce dernier garantie la
sûreté du moyen de paiement ; Ce n’est pas nécessaire
que le tiers de confiance soit une banque ou un organisme de crédit.
L'autorité de certification est chargée de délivrer
les certificats, et sensée de gérer les clés
utilisées pour le chiffrement et la signature des données
confidentielles échangées entre les acteurs de paiement.
Elle n’est pas directement impliquée dans les transactions
de paiement en ligne entre le consommateur et le commerçant.
Les relations entre les acteurs du paiement dépendent du
moyen de paiement et requièrent une autorité de certification.
2.
Types de paiement électronique
On
peut distinguer entre plusieurs types de paiement électronique
:
-
Paiement par Carte Bancaire : c’est le mode de paiement le plus
répandu actuellement et le plus utilisé. Le principe
demeure simple : au moment de l’achat "en ligne", le
client transmet au vendeur les coordonnées de sa carte bancaire
(Numéro, date d’expiration, etc.) ; celui-ci les transmet à l’organisme
gestionnaire de la carte qui contrôle ces données.
Une fois ces coordonnées validées, le compte du client
sera débité et le compte du vendeur sera crédité.
-
Paiement par Carte à Puce : on l’appelle aussi "smart
card" ou bien "carte intelligente". La puce contient
le montant qu’on peut débiter, l’information concernant
la banque qui est derrière cette carte et les informations
pour authentifier le propriétaire de la carte.
-
Paiement par Digicash : on l’appel aussi "e-cash",
c’est un système mettant en jeu une véritable monnaie
virtuelle. Dans ce monde de paiement, l’argent est stocké non
pas sur un serveur central ou sur une carte à puce, mais
directement sur le disque dur de l’utilisateur.
Le consommateur qui souhaite disposer d’un certain montant d’e-cash
chez des banques lui demande de débiter son compte de la
somme correspondante. Une des particularités du Digicash
est de conserver l’anonymat des intervenants ainsi que la confidentialité des
transactions.
-
Paiement par Visa Cash : c’est un porte-monnaie électronique
testée par visa international et la "bank of America".
Il s’agit d’une carte pré changée pour le paiement
de petits montants, elle peut être intégrée à une
carte visa standard.
-
Paiement par Kleline : c’est un moyen de paiement qui gère
des comptes clients/fournisseurs en fournissant une interface avec
les réseaux bancaires. L’internaute installe les logiciels
Klebox sur son poste, enregistre ses cartes bancaires et approvisionne
des porte-monnaie pour les paiements de petits montants.
-
Paiement par Mondex : c’est un système de paiement, au
comptant, électronique faisant appel à la technologie
de la carte à monnaie. La carte Mondex est un porte-monnaie électronique
sur carte à puce. Elle permet de paies des biens et services
au même titre que l’argent liquide. Il est possible de transférer
l’argent d’une carte à une autre.
3.
Le paiement électronique en Tunisie
Une
nouvelle loi, n° 2005-51 du 27 juin 2005, a été adoptée
par la chambre des députés concernant le transfert électronique
de fonds.
En
effet, la nouvelle loi a définie les
termes suivants :
-
Instrument de transfert électronique : tout moyen permettant
d’effectuer par voie entièrement ou partiellement électronique
une des opérations suivantes : (transfert de fonds, retrait
et dépôt de fonds, l’accès à un compte,
le chargement et le déchargement d’un instrument rechargeable).
- Instrument rechargeable : tout instrument de transfert électronique
de fonds sur lequel des unités de valeurs sont stockées électroniquement.
- Emetteur : toute personne morale que la loi autorise dans
le cadre de son activité commerciale à mettre un instrument
de transfert électronique de fonds à la disposition
d’une autre personne en vertu d’un contrat conclu avec celle-ci.
- Bénéficiaire : toute personne qui détient
un instrument de transfert électronique de fonds, en vertu
d’un contrat qu’elle a conclu avec un émetteur.
- Carte : tout instrument de transfert électronique de fonds
dont les fonctions sont supportées par une carte magnétique
ou intelligente.
- Fonds : l’argent en dinars tunisien ou en devise conformément
aux règlements en vigueur relatifs aux changes. De
même, la dite loi a mis à la charge de l’émetteur
et du bénéficiaire certaines obligations.
Des sanctions pénales sont prévues.
Source
: Audinet-Conseil à 18:00h
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