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Newsletter du Jeudi 16/06/2005
 
 
Capital investissement dans la zone euro - méditerranéenne.
 
Au plan euro-méditerranéen, la Tunisie est classée - avec la Grèce et le Maroc - au niveau des pays où le capital investissement est en développement significatif.

C'est ce qui ressort d'une étude comparative menée par les écoles EM Lyon et Euromed Marseille et qui a présenté entre autres l'état des lieux du capital investissement dans la zone euro-méditerranéenne.

Etude qui a par ailleurs servi comme document de travail au 1er forum euro-méditerranéen du capital investissement tenu récemment à Lyon (France).

Près de 300 participants venus de 25 pays ont pris part aux travaux de cette rencontre.

La Tunisie a été le pays le mieux représenté avec 23 participants.

Au cours du ce forum, plusieurs experts internationaux, dirigeants d'association de capital investissement, opérateurs et autres responsables se sont succédé à la tribune pour avancer des idées et en échanger d'autres.

A cette occasion, M. Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), a souligné «l'importance stratégique du capital investissement pour le développement des entreprises privées» et a annoncé la mise à disposition immédiate d'une enveloppe de 150 millions d'euros (environ 250 millions de dinars) «pour irriguer les entreprises privées par l'intermédiaire des fonds de capital investissement de la zone Meda».

Après deux journées de débat et d'échanges, quatre principales idées-force se sont dégagées, à savoir :

- Le capital investissement a un rôle essentiel à jouer dans le développement d'un tissu d'entreprises dynamiques et créatrices d'emplois en Europe comme sur la rive sud de la Méditerranée. Pour le Sud, l'enjeu est immense: dans les 15 ans à venir, les pays de la zone sud et orientale vont voir leurs populations s'accroître de 100 millions d'habitants et il faudra créer 45 millions d'emplois nouveaux pour maintenir le taux de chômage à 20%. Pour commencer à le réduire, il faudrait porter le taux de croissance des économies de la zone à 7% par an.

- Outre une politique incitative des pouvoirs publics (cadre légal et fiscal favorable, fonds d'amorçage), le développement du capital investissement implique une évolution des pratiques managériales vers une plus grande transparence et le respect de critères d'évaluation reconnus de façon universelle, car l'un des grands enjeux est la «sortie» des investisseurs.

- Le potentiel de la zone euro-méditerranéenne existe : plus de 700 millions d'habitants, une zone de libre-échange associée à l'Europe à partir de 2010, des élites formées dans les meilleures universités mondiales qui veulent s'investir dans leur pays, une capacité d'épargne qu'il faut savoir retenir et des ressources financières exceptionnelles dans les pays du Golfe.

- Les échanges de savoir-faire sur l'ensemble de la zone sont fondamentaux : entre le Nord et le Sud, mais aussi les échanges et la concertation Sud-Sud. Il faut former, diffuser les expériences.

«Le défi était immense, a souligné, à la fin des travaux Dominique Nouvellet, premier président de l'Association Euromed Capital Forum, et nous l'avons relevé. Ce forum réunissait pour la première fois tous les acteurs du capital investissement de la zone euro-méditerranéenne, et il s'est passé quelque chose. L'élan est maintenant donné». Le prochain forum se tiendrait en Egypte.

Source : La Presse