La
Loi sur le Sauvetage des Entreprises en Difficulté a
permis, depuis sa promulgation il y a 10 ans jusqu'a fin mai
2005, de sauver 752 entreprises, soit 40% du total des entreprises
concernées, a indiqué mardi à Tunis M. Afif
Chelbi, ministre tunisien de l'Industrie, de l'Energie et des
PME.
Intervenant à la clôture de la 7ème conférence
nationale sur les entreprises en difficulté, M. Chelbi
a relevé que cette loi constitue un important instrument
juridique pour sauvegarder le tissu industriel, préserver
les emplois et renforcer la capacité de l'entreprise à rembourser
ses dettes.
La loi en question a été promulguée le
17 avril 1995 et a subi par la suite deux amendements, respectivement
en juillet 1997 et en décembre 2003. Ces amendements visent à sauver
les entreprises qui connaissent des difficultés conjoncturelles,
tout en veillant à ce que cette législation ne
soit pas utilisée par certaines entreprises pour éviter
de rembourser leurs dettes.
Pour le ministre Chelbi, l'importance de cette
loi réside
dans le mise en place de mécanismes d'alerte et de suivi
de l'entreprise en difficulté des l'apparition des problèmes,
ce qui permet de leur trouver des solutions au moindre coût
et avec la célérité requise.
Il a en même temps souligné que les résultats
positifs enregistrés ne doivent pas occulter les insuffisances
et problématiques soulevées lors de l'application
de cette loi, évoquant les défis auxquels sont
confrontées les entreprises à la lumière
de la concurrence accrue après le démantèlement
des accords multifibres et en prévision de la mise en
place d'une zone de libre échange euro-meditérraneenne.
Le ministre a également passé en revue les mesures
prises aux fins de soutenir les entreprises et de les encadrer
au mieux, indiquant que ces mesures s'articulent autour de trois
axes, à savoir le programme d'appui à la création
d'entreprises, le programme national de la qualité et
le programme de coaching.
Selon les chiffres officiels, la loi précitée
a aussi permis, depuis sa promulgation jusqu'a fin 2004, de préserver
plus de 27 000 postes d'emploi déclarés et de régler
1 690 millions de dinars de créances bancaires.
Source
: XINHUANET - Tunis