Pour
assurer une croissance économique à fort contenu
d’emploi, l’effort portera en 2006 sur la dynamisation de la
politique nationale d’attraction des investissements, notamment
dans les activités innovantes. Une série de dispositions
et programmes d’incitation ont été prévus à cet
effet.
Le
projet du budget économique pour l’année 2006
relève que pour prétendre à un meilleur niveau
d’investissement, il est nécessaire d’améliorer significativement
l’environnement des affaires et de le rentabiliser encore plus.
Le
projet du budget économique note dans ce contexte que
les principales dispositions concerneront, en priorité,
l’allégement et la simplification des procédures
relatives au lancement de projets pour diversifier davantage le
paysage entrepreneurial national, l’ajustement de la loi d’arbitrage,
et la mise en place d’un plan de partenariat avec le secteur privé,
notamment en ce qui concerne la formation et l’enseignement pour
mieux répondre aux exigences du marché de l’emploi.
Les
dispositions concerneront également la création
de bureaux particuliers pour l’encadrement et l’orientation des
nouveaux promoteurs, ainsi que la consolidation des opérations
d’externalisation surtout au niveau des études et services
informatiques.
En
plus de l’environnement des affaires, on retient une nette
tendance vers
la diversification de la base économique et
la dynamisation des activités porteuses à forte valeur
ajoutée, avec toujours ce souci de maîtriser rapidement
l’économie du savoir.
On
prévoit à cet effet la mise en exécution
de tout un plan national complémentaire pour la promotion
des activités innovantes.
Ce
plan consiste surtout à l’identification d’une série
d’activités prioritaires, l’élargissement du partenariat
entre les institutions de recherche et les secteurs de production,
le lancement de programmes nationaux de prospections des nouveaux
projets, la bonne gestion des secteurs traditionnels et la garantie
de leur mise à niveau, ainsi que le renforcement des pépinières
d’entreprises à travers la modernisation et l’actualisation
de leurs cadres législatifs et organisationnels.
Le
plan accordera par ailleurs un intérêt particulier à l’achèvement
des études stratégiques relatives aux petites et
moyennes entreprises et aux entreprises d’investissement à capital
de développement.
Le
budget économique de 2006 annonce le lancement, cette
année, d’une première partie des projets retenus
dans le cadre national d’essaimage, la réalisation du portail
national de l’investissement pour mieux servir l’information des
nouveaux promoteurs ainsi que l’élargissement des guichets
uniques et la généralisation des centres d’affaires.
D’un
autre côté, et pour enraciner l’esprit d’initiative
et du compter sur soi, l’effort sera orienté en 2006 vers
la modernisation des mécanismes d’intervention des banques
notamment au niveau des études des projets et l’évaluation
des risques. On annonce par ailleurs la préparation de toute
une loi portant incitation à l’initiative et le compter
sur soi.
Par
ailleurs et pour bien accompagner cette politique d’incitation
aux investissements,
le souci portera en 2006 sur
la mise en place
d’une infrastructure de base bien appropriée. L’on annonce
ainsi la préparation, en 2006, d’un programme national relatif à cette
question. Ce programme cherchera surtout l’amélioration
de l’infrastructure des communications et l’élargissement
du réseau de transmission des données.
Selon
le projet du budget économique, toutes les dispositions
retenues permettraient d’assurer une évolution significative
du volume total d’investissement qui devrait se situer aux alentours
de 8,9% contre seulement une moyenne de 6,3% prévue au terme
de 2005. La part du secteur privé serait de 56,9%.
Source : la presse