Selon
les dernières informations sur l’activité économique
en Tunisie ; le rythme de croissance du PIB au cours du second
trimestre de l’année 2005 s’est accéléré à 3,8%
contre 2,9% au premier quart de la même année et s’appuie
pour beaucoup sur le dynamisme des activités de services,
alors que l’activité dans le secteur de l’industrie évolue à une
cadence relativement modérée.
Le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur
a atteint au cours des huit premiers mois de 2005 une valeur de
8.881,6 millions de dinars à l’exportation et 11.040,3 millions
de dinars à l’importation, et ce, par rapport à la
même période de 2004.
Ces transactions commerciales ont enregistré un accroissement
de 11,6% au niveau des exportations et 8,7% à celui des
importations.
Le taux de couverture des importations par les exportations est
estimé ainsi à 80,4%, soit une augmentation de
2 points par rapport à la même période de
2004.
Par ailleurs, le secteur du tourisme confirme son redressement
continuant à évoluer sur une tendance positive.
Ainsi, au terme des huit mois, les nuitées globales se
sont accrues de 12,9 %, tandis que les recettes ont enregistré une
hausse 13,6 % pour se situer à 1.268 MD soit à un
niveau supérieur à celui de la même période
de 2001.
L’évolution de la production industrielle en volume au cours
des sept premiers mois de l’année en cours offre une allure
hésitante, notamment au niveau des industries manufacturières.
La variation en moyenne de l’indice de production des industries
manufacturières passe ainsi de -1,1% sur les cinq premiers
mois, à 0,0% sur les six premiers mois, puis à -0,3%
pour les sept premiers mois de l’année, une tendance ralliée
par l’évolution de la consommation d’électricité de
haute et moyenne tension dans l’industrie. L’accroissement de 3,3%
enregistré dans la branche énergie permet de porter
la production industrielle d’ensemble à +0,4% sur les sept
premiers mois de l’année en cours.
Au sein des industries
manufacturières, l’activité est
relativement bien rythmée surtout dans les industries mécaniques
et électriques, et à moindre degré dans les
industries diverses et les industries chimiques. D’un autre côté,
la production dans le secteur des industries agro-alimentaires,
pourtant en repli par rapport à 2004, s’améliore
progressivement.
Dans les industries
non manufacturières, le rythme de croissance
de la branche énergie remonte sensiblement, suite à l’amélioration
de la production pétrolière d’un côté et à une
production d’électricité en augmentation alors que
la production dans le secteur minier au cours des sept premiers
mois est stable comparée à la même période
de l’année précédente.
L’inflation au cours
des huit premiers mois de 2005 a atteint 1,5% contre 4,6% sur
la même période de l’année écoulée.
En août, les prix ont progressé de 0,4% par rapport
au mois précédent soit un rythme modéré compte
tenu de la nette reprise à la hausse des prix de l’alimentation
(+1,2%) après trois mois d’accalmie.
Le secteur du textile,
habillement et cuirs a enregistré une
augmentation de 2,4% pour ses exportations. Cependant, pour le
sous-secteur des cuirs et chaussures dont les exportations parviennent à enregistrer
une hausse de 10,9% sur l’ensemble des huit mois. Par ailleurs,
l’embellie se poursuit pour les exportations des industries mécaniques
et électriques ainsi que celles des produits miniers et
phosphatés qui s’accroissent respectivement de 17,3% et
15,2% à fin août.
Pour leur part, les importations, sur l’ensemble des huit premiers
mois, ont enregistré une hausse de 6,1% pour les biens d’équipement
contre 11,2% à la même période de 2004. Quant
aux achats de matières premières et demi-produits,
ils n’augmentent que de 8,1% contre 19,7% à fin août
2004.
Quand aux investissements
directs étrangers (IDE), comparés à la
même période de l’année écoulée,
ils ont progressé de plus de 9% pour atteindre les 453,6
MD au terme du mois de juillet 2005. La majeure partie de ces investissements
est accaparée par les secteurs des industries manufacturières
(214 MD) et de l’énergie (152 MD). Il s’agit pour l’essentiel
de projets d’extensions. L’ensemble de ces flux a en outre occasionné la
création de plus de 7.400 nouveaux emplois.
(Source : la presse)