Les flux d’investissement étranger direct
(IDE) en direction des pays africains ont augmenté en 2003
de 28 % par rapport à l’année précédente,
passant de 12 à 15 milliards de dollars pour atteindre un
record de 18 milliards de dollars en 2004.
Malgré leur croissance modeste, les flux d’IED en direction
de l’Afrique restent minuscules par rapport aux flux mondiaux.
En 2003, l’Afrique n’a reçu que 8,7 % des 172 milliards
de dollars d’investissements accordés à l’ensemble
des pays en développement.
Selon la CNUCED, les investissements étrangers constituent
déjà pour l’Afrique une source importante de financement
externe. En 1990, les flux d’IDE n’étaient que d’environ
2,5 milliards de dollars, montant nettement inférieur à l’aide
publique au développement et à d’autres apports du
secteur public. Mais à la suite de la diminution constante
de l’aide pendant la plus grande partie de cette décennie
et de la légère progression des investissements étrangers,
cet écart s’est résorbé. En 2002, les flux
d’IDE représentaient 46 % du montant total des ressources
extérieures de l’Afrique. Leur moyenne annuelle pour la
période 2000-02 dépasse même les apports moyens
du secteur public.